‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 107 sur 458 · De festis Christi et B. AI. V. Gori} III, p · texte numérisé non relu

De festis Christi et B. AI. V. Gori} III, p

au pied du lit. On peut traduire le mouvement de sainte Anne par une prière qu’elle fait en ouvrant les bras. — Dans la glorification delà sainte Vierge qui occupe le bas du tableau correspondant à la Nativité, elle est debout. Deux anges, l’un à genoux devant elle, l’autre venant du ciel, lui donnent chacun un sceptre indiquant ainsi qu’elle est la reine du ciel et de la terre.

On trouvera également à la planche IV la Nativité d’après une peinture de la cathédrale de Kiew; mais nous nous réservons d’en joindre la description à celle de cette église fameuse. (Voyez II, vol. Russie.)

La Nativité de la sainte Vierge, si rare dans les premiers siècles, a été depuis très-fréquemment représentée, entre autres dans le tabernacle de Or-San-Michel du xive siècle. On y a suivi les Évangiles de la Nativité et de saint Jacques, saint Jean Damascène, etc., qui font naître la sainte Vierge à Jérusalem et non à Nazareth.

Ce bas-relief diffère peu du Ménologe. Sainte Anne y est représentée couchée sur un lit, la tête appuyée et penchée sur la main gauche; son visage, d’un âge mûr, est illuminé d’un sourire d’amour maternel. Elle étend la main droite et caresse la joue de la petite Marie qu’une servante, assise par terre, vient de laver et qu’elle tient emmaillottée. Deux femmes sont debout à côté et une par derrière. Le fond représente un intérieur gothique avec des fenêtres1.

A Florence, une peinture dans la chapelle souterraine de Sainte-Marie-Nouvelle du xme ou xive siècle, est semblable, sauf la disposition des personnages.

Il en est de même des peintures du xve siècle, à la Bibliothèque du Vatican.

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