‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 109 sur 458 · Id.j ch. vi · texte numérisé non relu

Id.j ch. vi

NOTES ARCHÉOLOGIQUES

A ce texte, qui fait le fond de cette tradition, nous ajouterons quelques notes que nous avons pu recueillir et les témoignages qui en ont traversé les siècles pour nous l’apporter.

Parmi les légendes qui raniment sous nos yeux les scènes de l’enfance de Marie, M. l’abbé Darras rapporte celle de sainte Anne allaitant elle-même le fruit de sa vieillesse, et la sainte Vierge faisant seule, à six mois, ses premiers pas et venant ensuite se jeter dans le sein de sa mère. On saisit avec ardeur les moindres branches de la tradition, tellement l’histoire de Marie est aride de faits ; comme l’écrit M. l’abbé Orsini, on dirait les ruines majestueuses d’une vieille cité du désert^ aussi nous pardonner'a-t-on à cause de leur charme de répéter ces traits que nous ne pouvons asseoir sur aucun document authentique.

On s’est plu à entourer de prodiges toute cette vie mystérieuse; on lui a même attribué assez d’intelligence pour s’être condamnée elle-même aune espèce de jeûne, n’ayant soif que du temple.

La présentation de la sainte Vierge nous apparaît avec toute la certitude historique, et si les détails peuvent avoir été amplifiés par l’imagination populaire, le fait lui-même reste incontestable.

Réception. (Pl.V. LXXII, LXXIII.) — Lorsque la sainte V ierge eut atteint sa troisième année, Anne et Joachim songèrent à accomplir leur vœu et à la conduire au temple2; on n’admettait, il est vrai, les jeunes Israélites qu’à l’âge de cinq ans, mais Marie était assurément bien digne d’un privilège 3 ; ils réunirent toutes les jeunes filles de leur tribu, leur donnèrent des lampes allumées et le pieux cortège se dirigea vers le temple du Sei-

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