Rosier de Marie } IX
gneur1. L’entrée du temple était précédée de quinze marches, pour rappeler le nombre des quinze psaumes des degrés2. Isidore de Thessalonique dit que dans ce moment solennel les pères et mères des premières familles de Jérusalem s’adjoignirent à Joachim et Anne pour rendre hommage à la famille de David.
Il est raisonnable de croire' que le prêtre qui reçut la jeune fille était Zacharie, parent patalliance. Saint Ambroise et saint Germain disent qu’il remplissait les fonctions de grand prêtre ; mais saint Luc, en disant qu’il était de la classe d’Abias, indique qu’il faisait partie d’une classe inférieure; le véritable grand prêtre, lors de la présentation delà sainte Vierge, était Simon, fils de Boelh, beau-père d’Hérode3.
La cérémonie de la présentation eut certainement lieu dans la cour des femmes et non dans l’intérieur du sanctuaire où le grand prêtre seul, une fois par an, et pendant quelques minutes, avait lé droit d’entrer. Joachim offrit l’agneau, qui fut pris par un des sacrificateurs et égorgé en tournant la tète vers le nord. Une partie de la victime fut brûlée sur l’autel des holocaustes, une autre réservée pour les prêtres et le reste remis à saint Joachim, qui en divisa les morceaux entre ses plus proches parents. Anne, suivie de Joachim et portant Marie dans ses bras, s’avança la tète voilée vers le ministre de Dieu ; renouvelant leur vœu, ils mirent à ses pieds la jeune servante du Seigneur qui passait, pour ainsi parler, du berceau à l’autel 4.
Sa demeure dans le temple. — On ne peut douter qu’il n’y eût dans le temple un lieu consacré à l’habitation des vierges ; on lit dans l’Exode (xxxviii, 8) qu’on rit un bassin d’airain avec les miroirs des femmes qui veillaient à la porte du tabernacle. Saint Jérôme, le rabbin Abraham, Josèphe, y font allusion; le premier livre des Rois (ch. 11, ÿ 22) le rappelle; le