‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 111 sur 458 · Orsini, p · texte numérisé non relu

Orsini, p

NOTES ARCHEOLOGIQUES.

inier livre des Rois (ch. n, f 22) le rappelle ; le livre II des Machabées (ch. ni, ÿ 19) nous montre les vierges enfermées dans le temple, courant vers le grand prêtre Osias lorsque Héliodore voulait enlever les trésors sacrés1.

Un moine grec nommé Epiphane 2, qui vivait au xne siècle et qui écrivit une vie de la sainte Vierge, prétend que la demeure des vierges était dans un lieu retiré, près du portique, dans le voisinage de l’autel. Il est probable, toutefois, que ce gynécée était une demeure dans le genre de celles groupées près du sanctuaire et consacrées aux prêtres, aux lévites, aux portiers et aux divers ministres préposés aux fonctions du temple. Il y avait déjà des femmes dans le temple au temps du grand prêtre Joad qui put y cacher six ans Joas , fils d’Ochosias et sa nourrice; au temps de Josias {Rois, IV, xxm, ÿ 7), nous savons qu’il y avait dans la maison du Seigneur, des femmes qui travaillaient à faire des tentes.

On doit croire que les vierges étaient nourries aux frais du temple, ainsi que le dit saint Paul : Ne savez-vous pas que ceux qui servent l’autel ont part aux oblations de l’autel 3?

Cette demeure virginale était-elle celle de Marie? On pourrait penser le contraire d’après la tradition qui nous la montre séparée de ses compagnes et vivant dans le sanctuaire même par un privilège spécial: Saint Jacques, à cause de son éminente sainteté, avait, nous dit Égasippe, la faculté de pénétrer dans le Saint des saints. Pourquoi la môme faveur n’aurait-elle pas été accordée à celle qui devait mériter d’ètre la mère de Dieu 4 ?

Ses occupations. — Saint Jérôme, écrivant la

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