De Castro, II
4. Id.} II, 409. Evodius, saint Germain, saint Grégoire de Nysse. — Une Vie de la sainte Vierge, que saint Epiphane, en 390, considérait déjà comme fort ancienne, a été perdue et nous prive sans doute de détails bien précieux ici.
vie de la sainte Vierge, dit qu’elle s’était fait cette règle à elle-même. Elle restait en prière depuis le matin jusqu’à tierce ; de tierce à none elle s’occupait de travaux extérieurs; à partir de none, elle ne quittait plus sa prière jusqu’à ce qu’un ange vint lui apporter sa nourriture. Quant à celle qui lui était donnée par les prêtres, elle la distribuait aux pauvres. Trombelli ne croit pas à cette nourriture miraculeuse qui l’aurait singularisée au milieu de ses compagnes, ce dont son humilité eût été effrayée. Il suppose que, mêlée aux autres jeunes tilles, elle les aidait dans leurs travaux à filer le lin, à broder le voile du temple ou les riches ceintures des prêtres.
La jeune prophétesse qui dota la nouvelle loi de son plus beau cantique ne dut pas rester dans le temple étrangère aux saintes Lettres; elle devait étudier et repasser chaque jour les Écritures. La plupart des Pères conviennent qu’elle était très-versée dans les lettres hébraïques, même du vivant de son père. L’iconographie moderne nous montre souvent Marie apprenant à lire devant les genoux de sa mère ; mais cette hypothèse s’accorde difficilement avec son entrée dans le temple à l’àge de trois ans.
11 semble plus naturel de penser qu’elle reçut son instruction dans la maison de Dieu.
Cette question se rattache à celle non moins obscure de la destinée de Joachim et d’Anne après avoir offert leur fille au Seigneur. Les uns les font retourner à Nazareth, d’autres les supposent établis à Jérusalem et dans le voisinage du temple afin de jouir encore de sa présence. Épiphane, dont nous avons déjà cité les écrits, nous dit que Marie ne sortait jamais et que sainte Élisabeth était chargée de lui fournir les objets dont elle pouvait avoir besoin. il ne nous parait pas croyable, en effet, qu’ils se soient condamnés à rester privés de leur fille pendant neuf ans lorsqu’ils pouvaient, d’après la règle, venir la voir comme les autres paients. Je