‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 113 sur 458 · Darras · texte numérisé non relu

Darras

Cil. II. — LA SAINTE VIERGE AU TEMPLE.

préfère cette tradition, plus naturelle, qui nous les montre quittant leur maison et leurs biens de Nazareth pour venir s’établir près de leur admirable enfant.

Une légende, qui, si elle était sûre, confirmerait cette hypothèse, fait assister la sainte Vierge à la mort de sonpère. Joachim, voyant sa tin prochaine, fit venir sa fille alors âgée de onze ans. Il la bénit et en la bénissant il aperçut une troupe d’anges autour d’elle L

Mort de ses parents, son vœu. — Une autre légende suppose cette mort beaucoup plus tôt et six mois seulement après la présentation ; elle ajoute que sainte Anne survécut neuf ans à son époux. Marie apprit par une voix angélique que sa mère allait mourir; aussitôt Dieu permit qu’elle fût transportée auprès du lit de la mourante et, pour que son absence ne parût point dans le temple, un ange vint y prendre sa figure et sa place.

Ces légendes, suivant moi, donnent un trop grand âge aux saints vieillards. A mon avis, ils avaient chacun vingt ans à leur mariage; en y ajoutant les vingt années de stérilité et les onze depuis la naissance de Marie, nous trouvons cinquante et un ans, ce qui nous semble plus rationnel .

Ce fut pendant son séjour dans le temple que Marie forma le vœu de rester vierge à jamais 2.

La loi obligeant de présenter au temple le premier-né du sexe masculin, comme le fit la sainte Vierge pour l’enfant Jésus, autorisait les parents à le racheter moyennant 5 sicles. Ce n’est donc pas le motif qui avait fait présenter la sainte Vierge ; les hommes et les femmes pouvaient s’offrir sans condition de rachat; toute personne, présentée au temple, devait y rester ou se racheter de vingt à soixante ans, moyennant 50 sicles pour un garçon et 30 sicles pour une fille ; de cinq à vingt ans, le garçon se rachetait pour 20 sicles et la fille pour 10. Une personne qui s’était entièrement consacrée sans condition

x. Darras, 77.

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