L’abbé Barbier, I
« suis restée longtemps sans avoir d’enfant... J’ai ff eu recours à Dieu, je lui ai ouvert mon cœur, » j’ai supplié, gémi, pleuré devant lui... J’ai a ajouté cette promesse : Seigneur, pour vous té- <t moigner ma reconnaissance, je fais vœu de vous « offrir l’enfant que vous m'aurez donné... Aussi, » en ce jour, je viens accomplir le vœu que mes « lèvres ont adressé à Dieu, que ma bouche a proi noncé dans sa tribulation. » (Ps. 6 5, 14.) — Zacharie emporte la jeune fille dans le Saint des saints ; elle demeure dans ce sanctuaire impénétrable , où l’ange la nourrit d’ambroisie et de nectar jusqu’à ce qu’elle atteigne l’âge de puberté. Alors, par la volonté de Dieu et le conseil des prêtres, on consulte le sort pour lui choisir un époux, et le sort tombe sur le juste Joseph1 ».
Georges. — Georges , dont on ignore le pays et le siècle, mais dont l’ancienneté est incontestable, a composé une poésie en l’honneur de la réception de Marie dans le temple. Il commence ainsi :
i° « Temple parfaitement pur du Sauveur, cette vénérable brebis et vierge, cette arche sacrée qui contient le trésor de la gloire divine, aujourd'hui est conduite dans la maison du Seigneur; elle porte avec elle la grâce du divin Esprit, tandis que les anges de Dieu la célèbrent. Elle est pour tous le céleste tabernacle, aùtt) wapysi
(7JC7)VY) êTCOUpaVClÇ.
2° » Lorsque j’aperçois dans cette vierge la grâce éclatante des ineffables et sacrés mystères de Dieu dont elle est comblée, je me réjouis et mon intelligence ne peut saisir les moyens extraordinaires et invisibles par lesquels cette élue immaculée est seule élevée au-dessus de toutes les créatures que nos yeux ou notre esprit peuvent embrasser. Aussi d une voix joyeuse voulant 1 applaudir, mon âme et ma langue demeurent stupéfaits. J ose cependant la chanter et la dire grande, elle est elle— meme le céleste tabernacle. D
L ^,e P°é'te, cessant de s adresser à Marie, expose