‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 123 sur 458 · Rosier de Marie } V · texte numérisé non relu

Rosier de Marie } V

NOTES ARCHEOLOGIQUES.

velle épouse dans sa maison. — Le grand prêtre donna à Marie pour l’accompagner cinq jeunes vierges qui avaient vécu avec elle dans le temple; il leur lit remettre une certaine quantitéde lin, de soie, d’hyacinthe, de bysse et de pourpre qu’elles devaient filer pour le service des prêtres. On répète pour Nazareth la légende de ces ouvrages tirés au sort, et on dit que la pourpre étant échue à Marie, les autres jeunes tilles s’écrièrent en riant que la pourpre était le partage des souverains, et elles se mirent à l’appeler la reine des vierges1.

On ne peut guère douter, malgré l’ambiguïté du mot desjponsata } que la sainte Vierge ne fut pas seulement fiancée, mais mariée; la répudiation à laquelle pensa saint Joseph ne peut s’accorder avec l'idée de simples fiançailles2.

Plusieurs auteurs affirment que la maison de Nazareth appartenait à la sainte Vierge comme l’unique héritière de ses parents, puisque, ajoutent-ils, saint Joseph était de Bethléem, et qu’il y retourna après son mariage pour mettre ordre à ses affaires3. — Ne serait-il pas beaucoup plus naturel de penser que la maison de Nazareth était à saint Joseph, lequel, suivant l’usage des Juifs, devait conduire son épouse chez lui et ne pas aller chez elle4. S’il avait eu une maison à Bethléem, il n’aurait pas été obligé de s’arrêter dans une étable lors de la nativité de Notre- Seigneur.

Nous pouvons dire, à propos de la possession de cette maison, qu’on se fait communément des idées trop exagérées de l’indigence de Joseph et de Marie. La famille de David n’était pas tombée dans l’abjection de la misère; on a vu les richesses traditionnelles du père de Marie. Deux petits-fils de saint Jude, frère du Seigneur, possé¬

1. Vincent de Beauvais, l’ab. Dan-as, Orsini, Nicolas, Etudes philosophiques.

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