De Castro
4. Nous nous reportons, du reste, pour cette question qui se rattache à celle de la naissance de Marie, à ce qu’on lira dans l’article de la Palestine.
daient encore trente-neuf arpents de terre qu’ils cultivaient de leurs mains. Le rang de la famille de Zacharie exclut de ce côté l’idée de l’indigence ; le long voyage à Aïn et le long séjour de Marie près d’Elisabeth, sans autre motif que les convenances l’excluent également du côté de Joseph et de Marie; il est démontré, dit Benoît XIV, qu’ils possédaient des héritages qui leur fournissaient des moyens de subsister. Saint Mathieu met au nombre des saintes amies qui suivaient Jésus pour le servir, Marie, sœur de la Vierge et mère de Jacques et de Joseph, frères du Seigneur et Salomé qui semble bien aussi avoir fait partie de la famille. Saint Luc ajoute qu’elles fournissaient à la dépense au moyen de leurs propres ressources.
Une légende1 nous montre les saints époux divisant en trois les biens que Joachim et Anne avaient laissés à leur très-sainte fille, une part : pour le temple, une pour les pauvres, et la troisième réservée pour leurs propres besoins.
On ne peut citer le métier d’artisan que professait saint Joseph comme une preuve d'indigence; on sait que l’habitude des Juifs était de faire apprendreà leurs enfants un métier manuel, et d’ailleurs ne fallait-il pas que la sainte Famille, par son exemple, sanctifiât et prêchât l'admirable loi du travail? D'après une légende, l’atelier éloigné de la maison même, de 130 ou 140 pas de distance, était une salle de 10 à 12 pieds de large sur autant de longueur. En dehors, un banc de pierre, abrité par l’ombre d’un palmier, offrait au voyageur fatigué un repos hospitalier2.
Pour compléter le tableau qu’on aiin à se faire des scènes de lasainte Famille, nous devons rappeler les costumes que portait la sainte Vierge, costume, dit-on, quel es filles de Nazareth conservent avec un respect traditionnel. Les femmes revêtaient une chemise de lin ou de coton, nommée rhandourah, qui descendait jusqu’aux chevilles, et formait tout l’habillement de travail des gens du peuple. On mettait sur le