Colvenerius, II
chômait en France le 23 janvier, jour où l’on croit que le mariage s’accomplit ; mais les Grecs la marquaient au 26 décembre dans leur ménologe.
On possède plusieurs anneaux, dont le plus célèbre est celui de Pérouse, qu’on y conserve dans une cassette d'or sous la garde de onze clefs ; cet anneau est en onyx, pierre dure assez commune en Palestine1. (Voyez Reliques.)
ICONOGRAPHIE
Saint Joseph. — A l’iconographie du mariage de la très-sainte Vierge se rattachent en première ligne les images de saint Joseph, auxquelles nous devons quelques instants d’attention.
« Il n’existe pas à notre connaissance, dit l’abbé Martigny, de monuments antiques où saint Joseph soit représenté isolément. Il paraît comme un personnage accessoire là où la vérité historique exige sa présence, par exemple dans les sujets de la nativité de Notre-Seigneur, de l’Adoration des bergers, des mages, du recouvrement de Jésus au temple. Il est d'un âge mûr, tantôt chauve, tantôt la tête couverte d’une épaisse chevelure. Il est ordinairement vêtu de la tunique et du pallium. S’il est représenté avec quelques attributs de sa profession, avec la scie ou la hache, il porte le costume de travailleur, cheveux courts, tunique à une seule manche2*. »
Un nombre considérable de monuments désormais classés, décrits et expliqués, forment la base du culte traditionnel de saint Joseph3. Il est bien probable que la scène représentant la sainte Famille a laissé des traces dans les catacombes. M. de Rossi croit en avoir retrouvé deux exemples, l’un dans les catacombes de Saint-Calixte, l’autre au cimetière de Priscille; ici saint Joseph apparaîtrait entre Notre-Seigneur et la Vierge; un prophète attirerait l’attention du spectateur sur ce groupe béni.