Orsini, p
NOTES ARCHÉOLOGIQU
On a objecté que si saint Joseph eût accompagné Marie; saint Luc n’eût pas manqué de le dire présent à l’entrevue des deux cousines, il eût été témoin de prodiges qui lui auraient ôté toute inquiétude sur la vertu de son épouse, et n’eût pas eu besoin d'apprendre par la bouche d'un ange ce qu’il eût su de celled'Élisabeth. Saint Joseph, obligé de travailler pour vivre, ne pouvait laisser son atelier pendant plus de trois mois.
Ces objections ne sont que spécieuses; en effet, l’absence de saint Joseph au moment de la rencontre des deux cousines s’explique parfaitement, soit par les soins qu’il aurait alors donnés à ses bagages, soit par une visite à Zacharie, pendant que Marie allait vers Élisabeth. On sait que chez les Orientaux, les hommes ne vont pas d'abord voir les femmes.
Saint Joseph travaillait pour vivre; mais nous ne savons pas s’il était très-pauvre et s’il n’avait pas quelque patrimoine; ne pouvait-il pas trouver à s’occuper pendant son séjour chez Zacharie? Enfin, qui empêche de croire qu’il retourna à Nazareth après avoir conduit Marie chez Élisabeth, et qu’il revint ensuite la chercher1 ?
g 2. Marie salue Élisabeth, suivant l’usage de la nation. Dans une foule de passages de l’Écriture, le salut est donné en disant : Pax tecum. Pax vobis, ce qui est hébreu, et en syriaque, se dit Salom-Lac. et se traduit par zafpe en grec, et cAve en latin2.
S 3- L’enfant tressaillit. Jérémie fut aussi sanctifié dans le sein de sa mère, mais il ne prophétisa pas, ce privilège ne fut accordé qu’à saint Jean avant sa naissance et il reconnut dans son esprit le maître du monde avant de l’avoir vu des yeux du corps.
§ 8. Le premier cantiquede l’Ancien Testament fut celui que chanta Marie, sœur de Moïse, après que Dieu eut submergé le roi Pharaon avec ses chariots et son armee , au milieu de la mer