‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 180 sur 458 · De Castro, II · texte numérisé non relu

De Castro, II

nord, a La sainte Vierge, dit le père Nau, n’y entra pas fort avant1, et lorsqu’elle vit que son heure était venue, elle quitta le manteau blanc et le voile qui couvrait sa tête, et, ayant étendu l’un et l’autre, elle déplia deux petits langes de lin et deux de laine, qu’elle avait apportés avec elle; puis elle se mit en oraison et bientôt le Sauveur naquit et se trouva entre les bras de la sainte Vierge; elle l’emmaillotta promptement et se prosterna devant lui » .

« Le sol de la Palestine, écrit le docteur Sepp 2, est composé en grande partie de terre calcaire, et par conséquent de grottes naturelles. Dès le principe, on avait profité de ces excavations pour y ménager des abris aux hommes et aux animaux. Le caravansérail de Bethléem était de ce genre. La partie destinée aux animaux forme une grotte spéciale, petite, basse, et dont l’aire est inférieure de deux pieds à celle de la grotte principale sur laquelle elle s’ouvre, à main droite, dans le fond. C’est la crèche ou prœsepium.

§7. — D’après le langage de l’ange, on voit que ce lieu était très-connu des bergers, puisqu’il leur suffit de dire qu’il était né dans une crèche; cette crèche se trouvait dans la grotte. Elle était en bois, et dans la retraite la plus éloignée, ainsi que nous l’apprend une antique tradition3.

Y eut-il un âne et un bœuf dans la grotte de la Nativité? C’est une opinion fort certaine fondée sur les images les plus anciennes, ceux qui ne peuvent nier ces représentations et ne veulent pas de la présence des animaux dans la crèche, disent qu’ils sont symboliques et non historiques4. L’usage de les représenter n’est pas spécial aux Latins, nous le retrouvons chez les Arabes, chez les habitants les plus reculés de la Mésopotamie, les Grecs et même les Russes.

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