‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 184 sur 458 · Evangile , X · texte numérisé non relu

Evangile , X

Heure de la naissance. — Quant à Y heure, Arnobe le Jeune pense que ce fut à l’aurore, et ceux qui partagent son avis donnent pour un des motifs l’usage de l’Eglise de raconter l’Adoration des bergers à la seconde messe de Noël, à celle de l’aurore. Trombelli pense plutôt que ce fut à minuit.

Un manuscrit de l’électeur palatin, que cite ce même auteur, suppose quatre bergers ; mais c’est une autorité bien médiocre. La tradition acceptée par Bède, Aymon et quelques autres écrivains rapportent qu’il y avait trois bergers, et en mémoire de l’événement on bâtit dans la suite une église dédiée aux trois bergers (Corn, saint Luc). D’anciennes mosaïques, telles que celle qui décore l’abside de Sainte-Marie in Transtevere, n’en marquent que deux, mais elles sont trop modernes pour avoir une valeur traditionnelle.

Noms des bergers. — Quant à leurs noms, on a dit qu’ils s’appelaient Misaël, Achëel et Étienne; d’autres les ont appelés Jacob, Isaac et

CH. V

NATIVITE DE N OTRE-SEIGNE U R.

Joseph, mais ces détails n’ont rien de positif, et leur authenticité ne repose sur le témoignage d’aucun ancien auteur1.

g 2. Un ange ayant pris la figure d’un homme leur apparut, un ange appelle ces bergers parce qu'ils étaient Juifs, et que des anges leur ont souvent apparu; mais une étoile guide les mages qui étaient gentils et astrologues. On croit que c’était l’ange Gabriel, le même qui vint à l’Annonciation, et qui, messager de la naissance du Sauveur, devait être le gardien de son berceau.

Leur nombre. — Dieu a toujours, d’après l’Écriture, manifesté sa gloire par une lumière surnaturelle; ce n’était point une lumière sidérale, mais une lumière dans l’atmosphère et l’indice de la majesté de Dieu, dont l’ange était l’envoyé.

Il est impossible de déterminer le nombre de jours que la sainte Famille habita la grotte de Bethléem, mais tout concourt à démontrer que ce lieu ne fut qu’un abri provisoire.

La présentation des premiers-nés et la purification de la mère ont toujours été considérés comme de principe rigoureux, mais non leur présence au lieu où l’arche résidait, et ensuite au temple. Après l’établissement de la nation dans la terre promise, les impossibilités se multipliaient à raison même des distances ; aussi cette cérémonie ne se pratiquait-elle à Jérusalem que pour les habitants de la ville et des environs2. Le huitième jour, qui était un dimanche, tombait aux calendes de janvier3.

TÉMOIGNAGES

IIIe SIECLE.

Sextus Julius Africanus4, écrivain chrétien du IIIe siècle, écrivit 1 ’ Histoire universelle jusqu’à

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