Vergenti mundi vespere
Uti sponsus de thalamo,
Egressus honestissima Virginis matris clausula.
. (Id., p. 61.)
3. Memento salutis auctor Quod nostri quondam corporis Ex illibata virgine Nascendo formam sumpseris.
(Id., p. 62.)
4. Hune post pro nobis sumpturum pondéra carnis, Cujus principium sæcula nescierant,
Infusum reddens Dominum sine conjuge mater Intacto prægnans virgo parit gremio.
Poésies du ivp siècle, Classici auct:res} Y, 378.
salut ; un ange vint des cieux, qui prédit que le Seigneur, Sauveur annoncé, naîtrait d’une vierge, pour montrer à tous la voie, le séjour et la demeure. Anne plut à Dieu, on sait quelle en est la sainte mère. Elle donna le jour à Marie, qui vierge reçut le Seigneur, qu’une grâce surnaturelle fit concevoir par la parole. Tous ces miracles, le Christ les fit seul ; il la porta enfant lorsque trois ans furent accomplis pour qu’elle devînt la gardienne du temple. Le grand prêtre Zacharias accepta cette enfant pour l’élever; là vinrent beaucoup d’hommes qu’il avait appelés. Ils tenaient des verges dans leurs mains. Mais Joseph parut le plus juste de tous, en recevant la verge. Une colombe l’indique; aussitôt Marie lui est donnée librement pour épouse. Ensuite un ange traversant les astres apporte l’ordre du Père. La chair croît en elle, une grande grâce croît également. La Vierge sainte enfante, une nouvelle porte de la vie s’ouvre, Dieu et l’homme renouvelé se mêlent en un seul. Les paroles des prophètes sont prouvées par les faits et la terre reçoit en souriant avec allégresse cette sainte semence. Tout prend un air de fête : la mer, les nuages, les vents se réjouissent. Marie, sa mère, place le nouveau-né dans une crèche. Les mages le cherchent, une étoile les amène à lui. Ils apportent de saintes offrandes et la myrrhe et l’encens délicieux; l’encens montre le Dieu, la myrrhe indique le tombeau1. »
1. Actus Evangelii confirmant gesta priora Quid facit Omnipotens? quanta pietate movetur? Præscius ut vidit ventura pericula nobis,
Decernit de Cœlo ducem renovando salutem.
Angélus e Cœlis venit qui diceret ante Salvantem Dominum venturum de virgine nasci,
Ut cunctis monstraret iter, sedemque, domumque. Anna Deo placuit, genitrix quæ sancta docetur. Edidit hæc Mariam, Dominum quæ virgo recepit, Conceptum verbo spiritalis gratia fudit;
Omnia quæ solus fecit miracula Christus.
Detulit infante m exactisjam tribus annis,
Ut custos templi fieret, magnusque sacerdos Nomine Zaccharias parvam accepit alendam.
Hue multi coiere viri, quos jusserat ipse Gesta^ntes manibus virgas; sed justior illis Emicuit Joseph, accepta virga; columba Confestim Mariam sponsam cui tradidit ultro.
CH. V. — NATIVITÉ DE NOTRE-SEIGNEUR
Ve SIÈCLE.
Prudence. — Dans un poëme de Prudence intitulé « Hymnus de miraculis Christi » et composé de trente-neuf strophes, nous lisons : « O heureuse naissance ! c’est une vierge mère qui a enfanté notre salut; elle a conçu par l’action du Saint-Esprit, et l’Enfant rédempteur du monde montra son visage divin 1. » Dans une autre hymne : « Apparaissez, doux Enfant, que votre mère, la chasteté même, met au monde sans avoir d’époux, vous qui êtes le médiateur et qui réunissez les deux natures 2. »
Sédulius, qui écrivait dans la première moitié du Ve siècle, termine ainsi un poëme sur la naissance de Jésus-Christ : « Salut, ô sainte mère, qui avez enfanté le roi qui gouverne à travers les siècles le ciel et la terre, dont la puissance et l’empire sans lin embrassent tout dans son sein éternel; salut, ô vous dont les bienheureuses entrailles ont ressenti les joies de la maternité tout en conservant l’honneur de la virginité.
« Aucune femme, ni la première, ni celles qui
Angélus hinc mandata patris per sidéra defert.
Crescit ilia caro; crescit ibi gratia magna.
Sancta parit virgo, patefit nova janua vitæ.
Et Deus et renovatus homo miscentur in unum.
Dicta prophetarum factis impleta probantur,
Et tellus ridens lætatur germine sancto.
Omnia festa nitent ; gaudet mare, nubila, venti,
Quem Maria mater natum præsepe reponit.
Quærentes hune Stella magos perduxit ad ipsum;
Munera sacra ferunt, myrrhamque et suavia tura :
Tura Deum monstrant, désignât myrrha sepulcrum.
Il y eut trois Victorin. L’auteur de ce poëme est peutêtre un Marseillais.
O beatus ortus ille, virgo quem puerpera Edidit nostram salutem, fæta Sancto Spiritu,
Et puer Redemptor orbis os sacratum protulit.
i Emerge, dulcis Pusio
Quem Mater edidit castitas Parens et expers conjugis Mediator et duplex genus.
(F. Clément, Carmina, p. 87 et 93.)