Êvang., I, pl. XI, f. 2, p
2. Frisi : Memorie storiche di Monça, Milano, 1794. — Photographies de Simelli.
C clic, p f o. >-) c-L <u &i. ovtcï
a . tc ; .A et o V cCL.
/\A Cl O €,Ajk .
CH. V. — NATIVITE DE NOTRE-SEIGNEUR
qu'ils ont abandonnés pour venir adorer le Sauveur naissant. Là des chèvres, des lions, des agneaux jouent ensemble et font vraisemblablement allusion à la prophétie d’Isaïe. Les boucs, ainsi qu’on le lit dans le Lévitique, étaient le symbole du Rédempteur qui prit sur lui la malédiction attachée au péché, accomplissant la ligure du bouc émissaire.
Une seconde image nous offre la Nativité sous des traits mieux définis. La crèche au centre avec l’enfant à droite, un ange montrant la croix étoilée qui s’arrête au-dessus de lui, enfin à gauche, deux personnages debout et nimbés qui figurent sans doute la sainte Vierge et saint Joseph.
Vil0 SIÈCLE.
Pâte de verre au Vatican. (PL XIX.) — M. l’abbé Martigny décrit un verre du musée Vettori, à Rome, que rapporte Allegranza. — Gori l’a publié. - — Trombelli1 le décrit ainsi : « L’enfant Jésus est enveloppé de bandelettes, Marie et Joseph l’entourent; près de lui on voit les deux animaux ; Gori l’attribue au 111e siècle, Trombelli au Ve. Nous avons vainement recherché à Rome cette Nativité, mais nous en avons dessiné au Vatican une autre tellement analogue, que l’élude à laquelle nous nous livrons pour la seconde s’appliquera naturellement à la première. Dans les deux la disposition est la même, mais inverse. Or l’examen de cette pièce nous engage d’abaisser encore l’époque indiquée par Trombelli. Ce n’est pas une œuvre byzantine, la sainte Vierge n’y est pas couchée, saint Joseph n’est pas encore relégué dans un coin inférieur du tableau, semblant étranger à tout ce qui se passe et au niveau des servantes. Ici il s’entretient avec la mère de Dieu, et son geste exprime cette action. Le lit avec les pieds dégagés et la traverse losangée est encore un trait caractéristique. Considérons surtout que la sainte Vierge n’est pas assise
i. Trombelli, Sum. aare.i} I, 10)7.
comme dans la bible syriaque du vie siècle, ni couchée comme chez les Byzantins, qu’elle occupe ainsi une position intermédiaire entre le vie et le vme siècle et qu’on peut, d’après cela, attribuer cette image, comme nous l’avons fait, au vu0 siècle.
Manuscrit des oArmêniens. — Jusqu’à présent nous avons vu la Nativité pure de l’invasion des apocryphes ; un des premiers exemples de cette influence pour les représentations qui concernent cet ouvrage, nous semble se trouver dans un manuscrit de la Bibliothèque des Arméniens à San-Lazzaro, près de Venise. La sainte Vierge est couchée ; saint Joseph, assis, s’appuie la tète sur la main, trois anges interviennent dont l’un appelle les bergers ; l’enfant divin d’abord couché dans la crèche est environné de bandelettes, puis lavé par la sage-femme dont nous signalons ici la présence pour la première fois. C’est l’origine d’une longue suite d’images de même genre tolérées par l'Église, mais contraires aux idées de virginale pureté dont elle auréole sans cesse à nos yeux la naissance du Sauveur b
Ivoire de Bologne . — Nous rattachons à la(^PL même date un ivoire qu’a possédé la collection Cospi et qu’on voit maintenant à l’université de Bologne, où nous l’avons fait photographier.
Il est partagé en trois bandes où sont représentées les scènes relatives à l’Incarnation, c’ecl-à-dire l’Annonciation, la Visitation et la Nativité. Dans cette dernière, la sainte Vierge est presque couchée, saint Joseph âgé d’environ cinquante ans, sans barbe, dans l’acte de la réflexion et de l’admiration, l’enfant Jésus dans une crèche d’osier, près de la sage-femme. Ce dernier trait, qui ferait descendre la date de ce monument, est compensé dans le haut par une caractéristique plus ancienne ; c’est la croix de l’ange Gabriel qui rappelle les ivoires de Ravenne des vie et vne siècles.
Ce. c\.*.t*XL ^ pt.l^ .
Cylindre de verre. — Un cylindre chrétien,