Trombelli, I
NOTES ARCHEOLOGIQUES ET EXÉGÉTIQUES. 139
Marie n’y alla qu’après son retour d’Égypte et quand l’enfant était dans sa troisième année , c’est-à-dire après son sevrage. Un de ses motifs est la parole de saint Luc : « L’enfant croissait et se fortifiait plein de sagesse. » Ce qui convient mieux à un enfant de trois ans qu’à un enfant de quarante jours.
Hardouin cite à l’appui de son opinion une médaille de bronze indiquant parfaitement l’ordre des anciennes traditions de l’Église. En haut l’étoile, au-dessous les mages offrant leurs présents à un enfant de deux ans ; enfin une paire de tourterelles placées dans le bas, parce qu’elles ne furent offertes qu’après l’adoration des mages.
Si l’on applique à Marie la purification qui était de précepte légal, on doit penser que le délai ne s’appliquait qu’auxfemmes qui n’avaient pas le droit d'entrer dans le temple avant l’accomplissement du précepte. Mais ce délai ne pouvait concerner celles qui n’habitaient pas Jérusalem et qui n’avaient pas de motif pour se présenter au temple. Il suffisait que la purification eût lieu avant d’y entrer, à quelque époque que ce fût. Nous voyons qu’ Anne, la mère de Samuel, en même temps mère et nourrice, différa le moment de sa purification jusqu’après le sevrage de son fils, et cela sans que personne s’en scandalisât.
Si la fuite en Égypte eut lieu presque après deux ans, pendant tout le temps d’attente légale, la vierge mère et nourrice dut habiter Nazareth1 jusqu’à ce qu’elle pût porter son offrande, se purifier et présenter son fils2.
D’après le Lévitique 3 . une femme était impure pendant sept jours après ses couches et demeurait encore trente-trois jours avant d'être purifiée. Elle ne touchait rien qui fût saint, et ne pouvait entrer dans le sanctuaire jusqu’à sa purification; si elle avait eu une fille, au lieu de quarante jours, les délais de la purification étaient de quatre-vingts jours.
x. Trombelli dit Bethléem.