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On lit encore dans l’Exode1 : « Le Seigneur « parla à Moïse et lui dit : « Consacre-moi tous « les premiers-nés qui ouvrent le sein de leur « mère parmi les enfants d’Israël , tant des « hommes que des bêtes, car toutes choses sont à « moi; et Moïse le dit au peuple... »
§ 2. — Le premier-né de l’homme se rachètera, un mois après sa naissance, cinq sicles d’argent au poids du sanctuaire. Le sicle était de vingt oboles2 .
Il résulte de ces passages qu’il n’y avait aucune époque précise pour présenter l’enfant au Seigneur. La Bible indique seulement des limites. L’enfant ne pouvant être racheté qu’un mois après sa naissance et ne pouvant être nourri dans le temple, si ce n’est par la mère, l’usage s’établit, ainsi que le dit saint Luc, de l’y porter avec la mère afin de faire en même temps la purification de la mère et la présentation du fils 3.
g 4. — Il y avait à Jérusalem un homme juste et craignant Dieu, nommé Siméon. Il était parvenu à une extrême vieillesse. On raconte qu’un jour lisant Isaïe, il tomba sur ce passage : a Voici qu’une vierge concevra et enfantera un fils. « Dans son étonnement il effaça jusqu’à trois fois le nom de vierge dans cette prophétie surprenante, et trois fois, reprenant son livre, il trouva le nom de vierge si bien écrit qu’il ne paraissait pas qu’il l’eût ôté de sa place; la troisième fois il le vit en caractères d’or, ce qui lui fit demander à Dieu de connaître un mystère si inconcevable4.
Quel était ce Siméon qui prit Jésus dans ses bras? Etait-il vieux, prêtre? De qui était-il fils? Où se conserve son corps et quel culte lui est rendu? Une grande partie des Pères l’ont supposé vieux; saint Luc même le donne à