‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 212 sur 458 · Quod chorus vaturn · texte numérisé non relu

Quod chorus vaturn

Venerandus olim Spiritu sancto Cecinic repletus In Dei factum Génitrice constat Esse Maria.

Hec Deum celi Dominumque terre Virgo concepit Peperitque virgo;

Atque post partum Meruit manere Inviolata.

Quem senex justus Simeon in ulnis In domo sumpsit Domini, gavisus

jet est très-répandue; elle se compose de neuf strophes dont nous donnons ici la traduction.

» La lumière est venue éclairer nos cœurs, lumière digne d’être vénérée et chantée par nos voix réunies; la lumière joyeuse de ce jour ramène la fête consacrée aux louanges de la mère de Dieu. — Qu’aux accents joyeux de nos voix se mêlent des transports d’amour de nos cœurs pour que notre louange ne soit pas vaine; célébrons les louanges de Dieu et que sa noble mère les partage avec lui. — Sa dignité la couvre de gloire, son cœur est plein de bonté, son nom excite la componction; elle joint à l’honneur d’un matrone la pudeur d’une vierge; elle est la porte brillante du ciel. — Elle est la source marquée d’un sceau particulier, le jardin fermé et fécondé par la semence des vertus. Elle est cette porte close que Dieu, par un dessein secret, avait fermée aux hommes. — Elle est la toison qui attire la rosée, le champ rempli de fleurs dont le parfum se répand par toute la terre. Elle est la baguette d’Aaron qui fleurit; elle est la terre qui donne aux fidèles un Sauveur. — C’est elle qui est appelée, par figure, montagne, château, cour, temple, lit nuptial et cité. — Ainsi par les noms qu’on lui donne on l’élève au-dess'us de tous les autres élus. — Ses prières bannissent le vice et son nom la tristesse, son odeur

Hoc quod optavit Proprio videre Lumine Christum :

Tu libens votis Peu mus precantum Regis eterni Genitrix, faveto Claraque Celsi Renitens Olympi Régna petisti.

Sit Deo nostro Decus et potestas,

Sit sa lus perpes,

Sit honor perhennis,

Qui poli summa Residet in arce Tri nus et unus Amen.

CH. VI. — LA PURIFICATION

surpasse celle du lis et ses lèvres sont plus douces que le miel. — Elle est plus savoureuse que le vin, plus blanche que la neige, plus rose que la rose, plus brillante que la lune, car elle reçoit sa lumière du soleil de vérité. — Elle est l’impératrice des habitants des cieux et la dominatrice de ceux des enfers ; elle est le chemin du ciel que nous devons choisir et suivre sans dévier avec une espérance pleine de foi; rappelez à vous ceux qui sont éloignés et réunissez-les à vos enfants. — O bonne mère, que nous invoquons, exaucez nos vœux et ne méprisez pas à ce point des pécheurs aux prières desquels vous restiez sourde ; nous sommes des coupables qui se délient d’eux-mèmes^ mais aussi des enfants qui mettent leur confiance en vous; obtenez-nous une place auprès de votre fils1.

i. Lux advenit veneranda.

Lux in choris jubilanda Luminosis cordibus :

Hujus læta lux diei Festum refert matris Dei Dedicandum laudibus.

Vox exultet modulata,

Mens resultet medullata Ne sit laus inutilis :

Sic laus Deo decantetur Ut in eo collaudetur Mater ejus nobilis.

Gloriosa dignitate,

Viscerosa pietate

Compunctiva nomine.

Cum honore matronali,

Cum pudore virginali Nitet cœli cardine.

Hæc est fons signatus,

Hortus clausus, fœcundatus Virtutum seminibus.

Hæc est ilia porta clausa,

Quam latente Deus causa Clauserat hominibus.

Hæc est vellus trahens rorem Plenus ager dans odorein Cunctis terræ finibus.

Hæc est virga ferens floreni,

Terra suum salvatorem Germinans fidelibus.

ICONOGRAPHIE

Ve SIÈCLE.

Sainte-Marie-Majeure. (Pl. LXXXV.) — Le premier exemple que nous puissions offrir de l’iconographie de cette scène évangélique nous est fourni par la mosaïque de Sainte-Marie- Majeure, où l’on voit la présentation de Notre- Seigneur, et la purification de sa sainte Mère simultanément figurées. Elle est debout, coiffée en cheveux, parée d’énormes pendants d’oreilles et dans un costume de souveraine; elle porte le Sauveur entre ses bras ; on peut voir la description que nous avons déjà donnée de cette belle peinture. ( Évang t. I, ch. iv, p. 53.) La scène est de style antique.

Hæc est dicta per exemplum Mons,castelluin, aula, templum,

Thalamus et civitas ;

Sic eidem aliorum Assignatur electorum Nominum sublimitas.

Cujus preces vitia Cujus odor lilia,

Cujus vincunt labia Favum in dulcidine.

Super vinum sapida,

Super nivem candida,

Super rosam rosida,

Super lunatn lucida,

Yeris solis lumine.

Imperatrix superiorum,

Superatrix infernorum,

Eligenda via Cœli,

Retinenda spe fideli,

Separatos a te longe,

Revocatos a te junge Tuorum collegio,

Mater bona quam rogamus,

Nobis dona quod optamus,

Nec sic spernas peccatores Ut non cernas precatores,

Reos sibi dilîitentcs,

Tuos tibi confidentes Tuo siste filio.

ICONOGRAPHIE

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