‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 218 sur 458 · Voici les couleurs de la miniature · texte numérisé non relu

Voici les couleurs de la miniature

La. sainte Vierge : manteau violet, robe bleue, nimbe d’or avec filet blanc, souliers rouges.

L'enfant Jésus : robe ocre jaune, bandes bleu clair le long des jambes et sur la poitrine, nimbe d’or avec filet blanc.

Ange : robe grise, bande d’or sur l’épaule et le long de la jambe gauche, manteau clair, jaune d’ocre à droite, reflets bleuâtres à gauche, ailes brunes près des attaches, gris clair en avant.

Ier mage : cheveux blancs, sur l’agrafe d’or six pois blancs autour, un pois rouge au centre, manteau bleu et verdâtre, caleçon rouge avec ornements d’or, bandes transversales bleues, ornements blancs, couronne d’or, le petit carré en avant rouge. 2e mage : cheveux et barbe bruns, à l’agrafe un pois rouge et quatre blancs, manteau bleu clair, ceinture bleu foncé, couronne rouge, petit carré bleu. 3e mage : imberbe, couronne bleue, le petit carré rouge, manteau vert, ceinture bleue, tunique rouge caleçon vert, ornements jaunâtres.

Tous les ornements des mages sont en or, les pois sur les couronnes blancs, filets d’or sur toutes les draperies. Les trois mages portent des boucles d’oreilles.

ICONOGRAPHIE

mais les accessoires, tels que les couronnes, nous forcent de descendre au xie siècle.

Le musée de ICensington possède encore une autre adoration des mages d’un travail rhénan du xie siècle. La sainte Vierge est assise sur un trône garni de bras et dossier et abrité d’un dais. Sa tète est couverte d’une coiffe attachée au sommet et retombant sur les épaules; elle porte trois robes superposées dont la plus longue flotte sur les pieds ; l’enfant tient un rouleau ; les rois sont couronnés ; ils ont des tuniques qui descendent aux genoux, des manteaux largement ouverts en avant et attachés sur l'épaule par un nœud. Sous ces ligures on distingue les murailles d’une ville, la porte et quatre tours avec coupoles’.

Hildesheim. — Les portes de bronze d’Hildesheim nous fournissent, au commencement de ce siècle, une adoration des mages assez remarquable. Les mages sont couronnés ou du moins coiffés d’un bonnet qui ressemble plutôt à une couronne circulaire 1 2.

Crosse du xic siècle. — Un fragment de crosse du xie siècle inspire au Père Cahier 3 quelques réflexions intéressantes. Les mages y portent la mitre, sur la forme de laquelle les artistes ont beaucoup varié, même dans l’antiquité; les uns ont reproduit le burnous des Arabes avec le capuchon qui préserve des coups de soleil, les autres le bonnet pointu des Persans modernes ou la haute coiffure conoïde des princes et des dieux de Ninive ; on peut voir à ce sujet dans le cimetière de Saint-Pontien les mitres de deux saints que Notre-Seigneur couronne.

Manuscrit du Vatican, 1156. (Pl. XXXVIII.) — Le manuscrit du Vatican 1156, qui nous est déjà passé sous les yeux à propos de la

1. Ce 11’est pas de l’ivoire, mais de l’os, d’une telle finesse qu’on pourrait s’y tromper. M. Markell, p. 81, l’a publié en photographie.

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