LES NOCES DE CANA
LA FUITE EN ÉGYPTE
ÉVANGILE
près que (les mages) furent partis, un ange du Seigneur apparut à Joseph pendant son sommeil et dit : Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, fuis en Egypte et demeure là jusqu’à ce que je te parle, car Hérode cherchera l’enfant pour le faire mourir *.
2° Joseph s’étant donc levé, prit l’enfant et sa mère pendant la nuit et se retira en Égypte *.
y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que fût accomplie cette parole que le Seigneur a dite par le prophète : J’ai appelé mon fils de l’Égypte.
4° Alors Hérode, voyant qu’il avait été trompé parles mages, entra en une grande colère et il envoya tuer tous les enfants qui étaient dans Bethléem et dans tous les environs depuis deux ans et au-dessous, selon le temps dont il s’était enquis auprès des mages *.
5° Alors fut accomplie la parole du prophète Jérémie, disant :
6° Une voix a été entendue dans Rama, des pleurs et de longs sanglots. C’était Rashel perdant ses fils et ne voulant pas se consoler parce qu’ils ne sont plus.
CH. VIII. — LA FUITE EN EGYPTE
NOTES ARCHEOLOGIQUES
ET EXEGETIQUES.
g i. Il est certain, dit Trombelli, que Joseph reçut l’ordre d’aller en Égypte aussitôt après le départ des mages.
On a parlé des miracles qui ont accompagné Jésus-Christ dans son voyage d'Egypte, mais les opinions ne sont pas encore fixées à cet égard ; en disant que le premier miracle de Notre- Seigneur avait eu lieu à Cana, saint Luc semble indiquer que, de sa part, aucun prodige 11’était venu révéler une vie qu’il devait cacher et que des miracles auraient sans doute compromise en la faisant connaître. Voici l’opinion de M. Nicolas si compétent en ces hautes matières : « Jésus ne devait pas se défendre par un miracle; d’abord parce qu’il ne convenait pas qu’il anticipât, encore enfant, cette manifestation de la puissance miraculeuse qu'il s’était réservée pour la manifestation de son apostolat; ensuite parce que, à l’époque même où il exerçait cette divine puissance par tant de guérisons et de bienfaits envers les hommes, nous ne voyons pas qu’il en ait fait usage pour sa défense1. »
Malgré le peu de probabilité de plusieurs de ces légendes, elles n’en offrent pas moins un intérêt réel comme des croyances longtemps en honneur parmi les fidèles et que les Pères n’ont pas tous dédaignées. Nous croyons donc devoir les mettre sous les yeux du lecteur.
g 2. Voyage. — Nous lisons dans les légendes de l’abbé Darras : Les émissaires d’Hérode poursuivaient la sainte Famille dont ils avaient trouvé la trace dans leur fuite en Egypte. Un jour Joseph se voyant serré de près prit une poignée de blé, la sema, aussitôt le blé germa et grandit si vite qu’en un instant il se trouva haut et mûr. Il y cacha Marie et l’enfant; et