Liv. Il, ch. vin, t. I, p. 265, édit, de
suivaient, cet arbre s’ouvrit, et, la Vierge étant entrée dedans, il se referma; puis ces gens étant passés, il se rouvrit et resta toujours ainsi ouvert jusqu’en 1656, où le morceau qui s’était séparé du tronc fut rompu1. »
Denon mentionne, à propos de la conservation dubois de sycomore, des portes d’édifices arabes qui ont subsisté tandis que toutes leurs ferrures ont disparu 2.
' oArrivée en Égypte. — On lit dans l’Évangile de la Nativité : Et il advint que lorsque la bienheureuse Marie avec son enfant entra dans le temple, toutes les idoles tombèrent par terre sur leur face, et elles restèrent détruites et brisées. Ainsi fut accompli ce qu’avait dit le prophète Isaïe : Voici que le Seigneur vient sur une nuée, et tous les ouvrages de la main des Égyptiens trembleront à son aspect.
Le gouverneur de cette ville, Afrodisius, apprenant cela, vint au temple avec toutes ses troupes et tous ces officiers. Lorsque les prêtres du temple virent Afrodisius s’approchant avec toutes ses troupes, ils pensèrent qu'il venait exercer sa vengeance contre eux parce que les images des dieux s’étaient renversées. Et lorsqu’il entra dans le temple et qu’il vit toutes les statues renversées sur leur face et brisées, il s’approcha de Marie et il adora l’enfant qu’elle portait dans ses bras. Et quand il l’eut adoré, il adressa la parole à tous ses soldats et à ses compagnons, et il dit : » Si cet enfant n’était pas un Dieu, nos dieux ne seraient pas tombés sur leur face à son aspect et ils ne se seraient pas prosternés en sa présence. »
L’origine de cette légende se trouve dans cette prophétie d'Isaïe : « Le Seigneur montera sur un char léger et il entrera dans l’Égypte, et les
1. Les Arabes appellent encore cet arbre : l’arbre de Jésus et de Marie.