Etudes historiques , IX
NOTES ARCHÉOLOGIQUES ET EXÉGÉTIQUES
qu’il n’eût pas manqué de faire si on l’eût cru à cette époque i. — L’Église d’Éphèse, où se réunissait le concile en 431, était sous le vocable de la sainte Vierge.
Son lit de mort. — Dès que Marie eut appris le mystère de son trépas, elle ordonna aussitôt d’apporter beaucoup de lumières dans la maison* puis elle fit nettoyer complètement et décorer sa chambre et son lit; elle fit convoquer tous les pauvres qu’elle secourait à Jérusalem et les voisins pour venir partager sa joie. Lorsque tout fut préparé pour ce grand départ, elle leur apprit ce que son fils lui avait annoncé par le ministère de l’ange et leur montra le gage qu’elle en avait reçu : c’était un rameau de palmier, ainsi que l’ont rapporté des bouches véridiques, signe de la victoire sur la mort, image de la vie immortelle. — C’est ainsi que les enfants des Juifs, divinement inspirés, l’avaient fait pour Jésus lorsqu’il allait au-devant de la passion, et qu’ils lui tendaient des palmes. (Metaph., Orat. de vitâ et dormitione Deiparce.) Nicéphore s'est fait l’écho de ces traditions2.
§ 5. C'est une sainte croyance qui fait venir le fils au-devant de la mère; ainsi l’ont pensé Sophronius et saint Alphonse.
g 6. Métaphraste, Juvénal, évêque de Jérusalem, Nicéphore et d’autres disent que la sainte Vierge, sentant sa fin prochaine, se mit au lit et distribua ses vêtements à deux pauvres vieilles veuves qui lui avaient rendu de bons offices3. Une de ces tuniques était devenue la propriété d’une femme juive lorsque Candidus et Galbius, frères germains et patriciens visitant les lieux saints, la virent à Jérusalem. Ils firent faire un coffre semblable à celui qui la renfermait et le substituèrent au reliquaire véritable qu’ils emportèrent à Constantinople. L’empereur, en ayant eu connaissance, ordonnaqu’on le lui apportât et con-