‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 276 sur 458 · Colvenerius, Sum. aurez } III · texte numérisé non relu

Colvenerius, Sum. aurez } III

et dans l’Idumée, Mathias en Judée, Jean et Jacques le Mineur à Jérusalem 1.

Quoi qu’il en soit, Glycas pense que les soixante-douze disciples et beaucoup d’autres chrétiens furent présents ; parmi ces disciples et outre saint Denys l’Aréopagite on cite deux disciples des apôtres : ce serait saint Materne, disciple de saint Pierre, qui bâtit à Tongres, en Belgique, une église consacrée à la mère de Dieu, une autre chez les Huns, une troisième à Dinan, dans le pays de Liège. Le second disciple aurait été saint Georges, premier évêque du Puy en Velay vers l'an 46 de J.-C., celui qui renversa un oratoire consacré à Apollon sur le mont Polinice et le remplaça par une chapelle de la Sainte Vierge.

§ 8. C 4ge de Marie. — Plusieurs ont douté si Marie avait suivi Jean dans ses lointains voyages, mais il n’y a plus lieu d’agiter cette question dès que, suivant l'opinion la plus commune, on place sa mort onze ou douze ans après l’Ascension et avant la grande dispersion des apôtres. Elle avait alors environ soixante ans. (Lehir.)

Certains docteurs, prétendant qu’elle n’était pas morte , sont contraires au sentiment de l’Église et à la tradition universelle qui célèbre cette mort dans le monde entier et en a fixé la fête au 15 août. Saint Épiphane (350) se fonde dans cette assertion sur le silence de l’Ecriture sainte; il dit que Marie a été enlevée au ciel comme Élie et Enoch. Or d’après l’Écriture tous les hommes doivent être sujets à la mort, et d'ailleurs il n’y avait pas de raison de raconter la mort de la sainte Vierge ni dans l’Évangile qui s’arrête à l’Ascension, ni dans les Actes, qui ne concernent que les apôtres2.

Il faut donc croire qu’elle a subi la mort, mais on ne doit pas suivre le sentiment de ceux qui pensent qu’elle a souffert. Lorsque saint Luc dit qu’un glaive traversera son âme, il parle de la douleur que lui fit éprouver la passion de son fils. Saint Ambroise soutient que ni l’Écriture ni l’histoire ne nous enseignent que la sainte Vierge

x. De Castro, II, 556.

Page 1