Tromb., Id II
4. On peut consulter un recueil de preuves fait en vue du concile de Vatican, et publié à Rome en 1869, chez Salviucci : De corporea Deiparæ Assumptione in cœlum, an dogmatico decreto definiri possit, disquisitio his
! torico-critico- theologica. Dom Aloysii Vaccari Cassil nensis.
TEMOIGNAGES
leste. Saisis d’admiration à la vue de ce mystère, les apôtres, assistés de l’Esprit de Dieu, l’interprétèrent ainsi : Celui qui avait voulu prendre chair dans le sein immaculé de Marie, s’est complu, après sa propre ascension, à la transporter incorruptible et immaculée dans la gloire, sans lui faire attendre la commune et universelle résurrection des élus b
L’absence de saint Thomas, qui rappelle un souvenir de l’Evangile, dit M. Lehir, est une variante antérieure à saint Jean Damascène. Thomas raconte aux apôtres que la Vierge lui est apparue, s’élevant dans les airs et portée par les anges, et, comme garant de la vérité de ses paroles, il produit une ceinture qui est celle de l’auguste triomphatrice. Elle l’a laissée tomber sur lui comme autrefois Élie jeta son manteau sur Élysée. On a voulu, par cette légende, environner de preuves plus saisissantes la résurrection de Marie. Or, depuis le Ve siècle, la ceinture était honorée à Constantinople, et on y célébrait la fête annuelle de sa translation. Dans toutes les homélies ou il en est question entre le vne et le xe siècle, il est parlé de la ceinture comme d’un vêtement légué par la sainte Vierge à l’une de ses compagnes, et l’on n’y voit aucun soupçon du miracle opéré en faveur de saint Thomas.
En résumé : — i° La tradition ecclésiastique ne doit rien aux apocryphes ;
20 L’Église d’Occident, dans ses textes officiels, n’offre aucune marque d’hésitation sur la croyance à l’assomption corporelle de Marie ;
30 Rien ne montre mieux combien l’oracle de la Vierge-Mère fut prompt à s’accomplir, que le concert de louanges qui retentit autour de son nom béni, que le grand nombre de légendes qui circulèrent dès les premiers temps sur les époques les plus obscures de sa vie. Les textes sacrés n’avaient rien dit de son berceau ni de sa tombe, mais les souvenirs d’une piété toute