‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 288 sur 458 · De Castro, II · texte numérisé non relu

De Castro, II

CH. XI

ASSOMPTION

IVe SIÈCLE.

Saint Jerome. (331-420.) — Saint Jérôme a écrit contre Helvidius un Traité sur la perpétuelle virginité de Marie. On lui attribue deux discours sur l’Assomption. Quelques auteurs en font honneur à Sophronius dont saint Jérôme loue le savoir; ils paraissent de toute façon d’une grande antiquité.

V Ie SIECLE.

Saint Augustin. — - Saint Augustin1 s’exprime ainsi dans le sermon qu’on lui attribue sur l’Assomption : « Que dirons-nous pour la louange de Marie, si quand tous nos membres se convertiraient en langues, nul encore ne pourrait suffire à la louer? Plus haute, en effet, que le ciel est celle dont nous parlons; plus profonde que l’abîme est celle dont nous nous efforçons de célébrer les louanges. Le Dieu que nulle créature 11e peut contenir, elle l'a tenu enfermé, elle l’a porté dans ses entrailles immaculées. Seule , elle a mérité d’être appelée épouse et mère. C’est elle qui a racheté le péché de notre première mère, elle qui a apporté la rédemption à l’homme condamné. Notre mère, à nous , avait donné au monde le châtiment ; la mère de Notre-Seigneur a donné le salut au monde. »

(Suit un ardent commentaire du ^Magnificat. où on lit cette belle parole : « O humilité vraiment glorieuse de Marie, qui fait d’elle la porte du Paradis, l’échelle du Ciel, oui certes, l’humilité de Marie devient l’échelle céleste par où Dieu descend sur la terre... »

Il termine en appelant ainsi sur les misères humaines les consolations de Marie et sa toute- Duissante intercession :

« Que ta commisération descende sur les affligés, ta compatissante affection sur les exilés du ciel! Dans la joie éternelle où tu nages nous

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