‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 290 sur 458 · D. Calmet, XV · texte numérisé non relu

D. Calmet, XV

CH. XI

ASSOMPTION

Ce n’est pas moins clair dans la liturgie romaine, ambroisienne et mosarabique.

On peut mettre les martyrologes au même rang que les livres liturgiques, puisqu’ils sont lus chaque jour dans les églises et qu’ils renferment en peu de mots ce qu’on pense sur chaque fête et sur chaque saint. — Adon, qui vivait un peu avant Usuard (ixe siècle), a dit que la sainte Vierge est morte, mais qu’il en est peut-être de son corps comme de celui de Moïse, que Dieu avait enseveli pour le cacher aux Juifs. Usuard déclare qu’on ne trouve pas sur la terre le corps de la sainte Vierge.

Notker, moine de Saint-Gall (ixe siècle), dit qu’il croit avec TEglise que le corps est caché en quelque endroit du monde et qu’il y est réservé pour la destruction de l’antechrist, à la fin des siècles. — Cette incertitude était loin d’être partagée par tout le monastère à cette époque, puisque nous voyons Tuotilon représenter alors sur l’ivoire la glorieuse Ascension de Marie. (PI. LVIII.)

Xe SIECLE.

Saint Ælfric. — « Nous lisons dans

divers livres, écrivait Ælfric au Xe siècle^ que les anges, au départ des justes, conduisent leurs âmes au ciel en les accompagnant d’hymnes séraphiques... Si tant d’honneur est réservé aux saints, avec combien plus de raison Jésus doit-il en ce jour (Assomption) envoyer ses anges audevant de sa mère pour la porter, avec une lumière éblouissante et des cantiques inénarrables, sur ce trône qu’il lui a préparé dès l’origine du monde. Cette fête dépasse autant toutes celles des autres saints que cette sainte Vierge, mère de Dieu, est incomparablement élevée au-dessus des autres vierges. Cette fête, annuelle pour nous, est perpétuelle pour tous les esprits célestes h »

Hippolyte de Thèbes au xe siècle proclame cette ascension.

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