‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 291 sur 458 · Ælfric’s, Homélies, vol. I, p. 441. P. Bridgett · texte numérisé non relu

Ælfric’s, Homélies, vol. I, p. 441. P. Bridgett

XIe SIECLE.

Saint Anselme. — Saint Anselme au xie siècle commente l’évangile de l’Assomption dans un sermon dont voici un passage : « Que Marie ne s’inquiète pas plus longtemps comment elle servira son fils comme enfant, car toutes les hiérarchies des anges le servent comme leur Seigneur; qu’elle ne se trouble pas en l’emportant pour le dérober à Hérode, car il est monté au ciel et Hérode est descendu en enfer, loin de sa face ; qu’elle ne craigne plus les trames des Juifs contre lui, car toutes choses lui sont soumises. Et maintenant Marie est exaltée au-dessus des chœurs des anges, maintenant tous ses désirs sont comblés, elle voit Dieu face à face tel qu’il est, et se réjouit avec son fils pour toujours1.

Saint Grégoire, dans une lettre à l’héroïque comtesse Mathilde, la consolait de ses épreuves en lui parlant de la sainte Vierge : « Tenez comme très-assuré que plus Elle est élevée en gloire, en mérite et en sainteté, plus elle est remplie de douceur et de clémence envers les pécheurs qui se convertissent.

XIIe SIECLE.

Pierre de Blois. — Pierre de Blois au xne siècle s’exprimait en ces termes magnifiques au sujet de ce grand mystère :

a Les anges se réjouissent parce qu’en ce jour la mère du Christ est reçue dans le ciel; puisque les hommes se réjouissent, eux qui sont toujours tristes et soucieux, comment les anges, qui ne connaissent aucune tristesse, ne se réjouiraientils pas? comment ne se réjouiraient-ils pas, lorsque leur Seigneur se réjouit? et ils s’avancent au-devant de leur dame, de leur reine, de la médiatrice entre Dieu et les hommes.

« Quelle gloire ! Auquel de ses anges a-t-il porté un si merveilleux amour et adressé ses familières

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