Lehir, Élud. hist. 1866, x
CH. XI
ASSOMPTION
mystères avec solennité et fêter l’anniversaire de cette mort incomparable1.
Il est difficile de trouver des vestiges de cette fête avant le concile d'Éphèse (431), et c’est probablement dans cette ville qu’elle commença à être célébrée (ab. Pascal). — Au ive siècle, on la célébrait, dit-on, à Alexandrie, et s’il faut croire authentiques les sermons attribués à saint Jérôme, à saint Augustin, elle devait l'être déjà solennellement parlout.
Ce qui est certain, c’est que vers la tin du VIe siècle ou au commencement du vne, nous trouvons les églises d'Occident et d’Orient unanimes dans cette célébration, et qu’on y vénérait le corps de Marie ressuscité et réuni dans la gloire à son âme sainte. Une fête établie dès lors avec un office identique dans des provinces éloignées les unes des autres, parmi des populations diverses d’origine, soumises à des législations différentes et à des gouvernements distincts, devait être assez ancienne. (Lehir, Étud. hist.)
Nicéphore dit que l’empereur Justinien (527- 565) avait ordonné dans tout l’empire qu’on célébrât la fête de l’Assomption, comme Justin (450-527) l'avait fait pour la Nativité du Christ, et, peu de temps après, l’empereur Maurice (539- 602) sous le pontificat de saint Grégoire le Grand (590-604) la fixa au 15 août. Depuis ce temps on la célébré en ce jour, tant en Orient qu’en Occident2.
Autrefois la fête de l’Assomption se célébrait le 18 janvier. Certains martyrologes indiquent une deuxième assomption le 23 septembre, suivant une opinion qui supposait la résurrection de la Vierge quarante jours après sa mort 3 ; elle est marquée en ce jour dans le martyrologe de saint Jérôme, dans le calendrier de Lucques , dans celui de Corbié, etc. Ceci n’empêchait pas qu’elle ne fût aussi solennisée le 15 août; ainsi, dans les plus anciens livres de Naples, nous lisons cette rubrique destinée à distinguer cette seconde