‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 320 sur 458 · Evang., r · texte numérisé non relu

Evang., r

moyen âge, nous fournit des représentations intéressantes; nous en offrons surtout deux qui ont trait spécialement à la vision de la femme : c’est d'abord le manuscrit de Cambrai qui est du xe siècle. Il nous la présente un pied sur le soleil et un autre sur la lune, nimbée d’étoiles et les mains déployées comme dans les assomptions et les ascensions. Dans le bas est indiqué le grand dragon qui bouleverse de sa queue tout l’ordre sidéral. (Voy. Durieux.)

xii* siècle. — oAutel portatif à Munich. — Sur un des côtés, ou mieux sur la face d’un de ces autels portatifs qui ont la forme d’un socle, on voit, au milieu, entourée des quatre symboles et entre les douze apôtres, une femme qui ne peut être que la sainte Vierge. Elle est entre deux flambeaux, et les bras étendus. Ce monument du xne siècle (?) est à Munich. Le père Cahier dit, au sujet de cette figure : « On pourrait bien demander si c’est la mère de Dieu ou l’Église personnifiée. Ce pourrait bien être l’une et l’autre. »

Ms. d’Herrade de Landsberg. (Pl. CXXXIII.) — Le fameux manuscrit d’Herrade, victime de l’incendie prussien, à Strasbourg, et dont nous devons à M. Steinhel communication d’une copie, se distingue par une belle composition : le geste de cette mère qui abandonne son fils pour le soustraire à la gueule du monstre est vraiment pathétique; cette miniature n’est pas seulement remarquable par sa pensée générale, par le dessin fort correct qui l’a rendue, mais encore par sa grandeur peu commune.

Nous citerons aussi un manuscrit du British Muséum que nous retrouverons en explorant l'Angleterre et dans lequel nous voyons cette femme ailée. Le docteur Waagen n'a pas hésité à y reconnaître la sainte Vierge.

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