‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 323 sur 458 · Rosier de Marie, IV, a · texte numérisé non relu

Rosier de Marie, IV, a

Tryphon à la grande prophétie d’Isaïe : Ecce Virgo concipiet. Tryphon essaye d’épiloguer sur le mot Virgo et de soutenir qu’il faut dire ; adolescentula ; mais saint Justin lui ferme la bouche par l’autorité des Septante, dont la traduction providentielle, antérieure de trois siècles à l’événement et présentant les plus hautes garanties humaines d’exactitude, est regardée comme presque inspirée par les Juifs eux-mêmes et porte ce mot : la Vierge.

Tertullien (160 + 245). — Tertullien montre que la virginale maternité de Marie est le désespoir et la confusion de toutes les hérésies et l'argument invincible de la religion. Afin que la Vierge, dit-il, fût notre régénération, elle a été spirituellement sanctifiée et exempte de toute souillure, même charnelle.

Saint Clement d’Alexandrie (+ 217). — Saint Clément d’Alexandrie élève son grand témoignage au 11e siècle : a LaA/ereetla Vierge sont une, dit-il; je lui donne avec joie le nom d’Église. Cette mère unique est en même temps vierge et mère. Marie est la forme vivante de l’Église h » Pour la désigner, il se sert du mot absolu et substantif; la Vierge ~.

Origène (185 + 253). — A Clément succéda le grand Origène, son disciple, qui naquit à Alexandrie en 185; il a composé plus de 6,000 ouvrages, secondé par les sept secrétaires qu’Ambroise, son ami, avait mis à sa disposition. En parlant de Marie, il dit : » Cette vierge Marie est appelée mère du fils unique de Dieu, digne mère d’un tel fils, mère immaculée d’un fils saint et immaculé, mère unique d’un fils unique 3.

Lorsqu’il traite la question de la maternité divine de Marie, il repousse avec force les calomnies des Juifs et des païens, les objections des hérétiques par une foule de textes de l’Ancien

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