‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 324 sur 458 · Ibid., XIV · texte numérisé non relu

Ibid., XIV

CH. XII. — CULTE

et du Nouveau Testament, tout cela avec une logique vigoureuse, une conviction ardente, une lumineuse clarté, souvent une originalité, un charme, une poésie incomparables. ( Rosier de Marie , V, 1.) La pureté éclatante de Marie inspire à Origène un respect, une vénération, un amour pour elle qui se traduisent en un magnifique langage. Son commentaire du Magnificat, qu’il appelle la prophétie de la Vierge, est vraiment d’une piété émue et d une vive clarté : Dieu enrichit la sainte Vierge de toutes les perfections, parce que l’incarnation à laquelle ces prérogatives la préparent est un mystère sublime; les exalter, c’est exalter l’incarnation ellemême. Il consacre aussi beaucoup de pages à réfuter une erreur qu’on n’ose plus énoncer sérieusement, en l’expliquant de la fraternité des cousins de Jésus, qui n’ont été les enfants ni de saint Joseph ni de la sainte Vierge.

Saint Cyprien (+ 258). — Marie, dit saint Cyprien, avait ce privilège singulier qu’avant et après elle aucune femme n’a mérité d’être en même temps et à tous les titres vierge et mère.

Saint Denys d’Alexandrie. — Saint Denys d’Alexandrie, combattant Paul de Samosate(26o), dit que nous sommes tous atteints de la souillure du péché originel ; mais il ajoute que Marie est fille de la vie; c’est la mère du Verbe vivant et subsistant par soi, incréé et créateur de toutes choses; Marie est bénie des pieds jusqu'à la tête, c’est-à-dire qu’elle n’a jamais eu la moindre souillure, que le flot de la faute originelle n’est pas arrivé jusqu’à elle h

Saint Grégoire (+ 264). — Saint Grégoire de Césarée, surnommé le Thaumaturge, disciple d’Origène, appelle Marie une image immaculée de pureté, un vase de joie céleste, ayant une âme plus blanche que la neige et un corps plus brillant que l’or 2.

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