Miechovich, II
ORIGINES DU CULTE
les sujets suivants : x° Marie, de la race d’Abraham et de David; 20 sa virginité perpétuelle;
30 le fils de Dieu est né d’une vierge; 40 Marie a enfanté un homme parfait sans rien perdre de ses qualités; 50 elle fut la mère de Notre-Seigneur selon la chair; 6° il faut célébrer Marie, mère de Dieu, parce que le Christ, Dieu parfait, a voulu naître de la Vierge.
Saint Épiphane (310 + 403). — Saint Épiphane, archevêque de Salamine, proclame l’admirable et mystérieuse coopération de Marie à l’œuvre de la Rédemption.
Saint Éphrem (310-379). — Saint Éphrem, parmi les anciens et déjà innombrables apologistes de Marie, occupe un des rangs les plus glorieux.
Saint Grégoire de Nazianze (328+379).
— Saint Grégoire de Nazianze affirme que la sainte Vierge était honorée avant son époque :
« Reçois, dit-il lui-même, ô Vierge, mes paroles et mes prières (Benigna adesto vocibus meis ; preces admit te. Virgo).
Saint Basile (329 + 379). — Saint Basile le Grand se recommande à Dieu par l’intermédiaire de Marie; et sa liturgie fait foi qu’avant lui déjà tous les chrétiens d’Orient recouraient à cette puissante intercession.
Saint Ambroise (340 + 397). — Saint Ambroise fait voir que, tombés par Eve, nous nous relevons par Marie ; Marie est le temple de Dieu et non le Dieu du temple. Marie était brillante, dégagée des sens et Vierge, elle qui a fait croître le Christ comme une fleur en conservant 1 intégrité de son corps. — Le synode de Milan loue Syricius de défendre l’Église contre les loups ; ceux-ci attaquent la virginité en feignant de défendre le mariage. Paul ordonne de préférer la première au second. Ces mêmes hérétiques qui prétendent que le Christ n’a pu naître d’une vierge sont réfutés par les témoignages de l’Écri¬
ture. La bienheureuse Marie est la porte d’Orient par laquelle le Christ seul a passé et qui est resté fermée après l’enfantement. — Saint Ambroise parle ensuite de la victoire remportée par Marie sur le démon, de toutes ses vertus et de sa perpétuelle virginité. Élisabeth était remplie de l’esprit de son fils ; Marie était sanctifiée par l’esprit de son fils. Marie est la mère et la fille de l’Église, etc.
Saint Jean Chrysostôme (344+407). — Vient ensuite saint Jean Chrysostome, qui proclame l’incomparable félicité de Marie, qu’on a si justement appelée bienheureuse.
Saint Jerome (331-420). — Saint Jérôme reproduit les mêmes motifs de louanges : elle est le jardin fermé, la fontaine scellée, la porte d’Orient toujours close et lumineuse; il rappelle à son sujet les prophéties de Jérémie et d’Isaïe *.
Saint Cyrille. — Vers 430, saint Cyrille , archevêque d’Alexandrie, dit qu’il célèbre Marie ; il s'écrie : « Par les prières de la très-sainte Vierge, mère de Dieu, garde- nous, Sauveur!»
Saint Mamert (+477). — ]En Gaule, sous saint Mamert, évêque de Vienne, mort en 477, on chantait, dit-on, les litanies de la sainte Vierge.
Saint Fulgence ( + 533). — Saint Fulgence, évêque de Ruspina, en Afrique, mort en 533, appelle Marie la fenêtre et l ‘échelle du ciel, la rénovation de la femme, et il ordonne à toutes les femmes d’aller vers Marie.
Anastase, empereur. — Sous les empereurs Anastase ( + 518) et Maurice ( + 602), on avait l’habitude d’honorer la Vierge, à Blaquernes, non-seulement le jour, mais même la nuit, en chantant des litanies.
Saint Grégoire de Tours (544 + 595). —