Del Rio, Sum. aur.} IX
CH. XII
CULTE
Grégoire de Tours a écrit un livre de la gloire des Martyrs, avec un éloge de la sainte Vierge et la description des miracles dus à son intercession1.
Coran. — Le Coran lui-même, dans lequel on retrouve l’écho des traditions orientales, fournit un témoignage à la gloire de la sainte Vierge ; nous y lisons, ch. m, v. 37 : « Les anges diront à Marie : a Dieu t’a choisie; il t’a rendue exempte a de toute souillure ; il t’a élue parmi toutes les « femmes de l’univers. »
Après Constantin qui avait consacré sa nouvelle capitale à Dieu, sous l’invocation de la sainte Vierge2, les empereurs et les opulents patriciens, dont la richesse égalait celle des princes, mirent leur gloire à environner la reine du ciel de toutes les splendeurs de la terre, pendant que le peuple allumait déjà devant la madone le modeste éclat de ses lampes. — Cette extension merveilleuse du culte de la Vierge devait porter le coup de grâce au paganisme ; il semble que Dieu ait réservé à sa mère la gloire de ce triomphe suprême.
M. Beugnot, dans son Histoire de la destruction du paganisme } signale ce fait extraordinaire du ve siècle :
« C’est dans le milieu du ve siècle, dit-il, que la religion païenne se dissout de tous côtés par la désertion générale qu’y amena une dernière cause : l’établissement 3 du culte de la Vierge.
« Ainsi les quatre grandes époques de la destruction du paganisme en Occident sont la conversion de Constantin en 322 ; le refus fait par Gratien de la robe pontificale en 382; les temples païens détruits ou appliqués au culte chrétien en 408 ; l’établissement du culte de la Vierge en 431.
« Après le concile d’Éphèse, les églises d’Orient et d’Occident offrirent à l’adoration