‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 336 sur 458 · HERESIES · texte numérisé non relu

HERESIES

Marie et la présence réelle y sont toujours exprimés dans les termes les plus précis et les plus clairs.

La belle et magnifique liturgie arménienne, elle aussi, paye largement sa part d'hommages à la mère de Dieu. Et, ce qu’il y a de remarquable, aucun hérétique, depuis Arius jusqu’à Eutychès, ne reproche à ces liturgies leur dévouement à Marie.

En Occident, les églises ne témoignèrent pas moins d’enthousiasme à la mère du Sauveur que les églises orientales; nous remontons ainsi pour ces louanges qu’elles lui rendaient à saint Gélase (492 +496), à saint Grégoire qui ne fit qu’abréger le sacramentaire de saint Gélase, à Félix III, à saint Léon (440.) Nous ne pouvons douter que

celle de Rome ne remonte à saint Pierre luimème, car le pape Vigile (538) envoie à Profuturus, évêque d’Espagne, le sacramentaire de saint Gélase comme émanant de la tradition apostolique.

La liturgie ambrosienne est presque entièrement semblable à celle de Rome. La gallicane a des dissemblances trop grandes avec la romaine pour croire qu’elle en dérive; elles proviennent toutes deux directement des apôtres.

La liturgie mozarabique comme toutes les autres fait entrer le culte de Marie dans ses prières 1.

L’antiquité du culte se trouve ainsi prouvée de toutes parts de la façon la plus ancienne et la plus solennelle.

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