Orsini
CH. XII. — CULTE
Chalcédoine (451). — Le concile de Chalcédoine (451) ne^ lit que confirmer la condamnation portée à Éphèse contre Nestorius et proclamer de nouveau la vierge Marie, mère de Dieu (©£qtoV»oç) .
Constantinople (536-553). — Le premier concile de Constantinople (536), renouvelle les condamnations portées contre Nestorius, Eutychès et tous ceux qui refusent à Marie le titre de Mère de Dieu.
Le second concile de Constantinople (553) affirme que ce n’est point par abus de mots, mais bien en vérité, que Marie, toujours vierge, est appelée mère de Dieu. Les cent soixantecinq évêques réunis à cette occasion prononcèrent anathème contre Théodore de Mopsueste qui niait cette vérité1.
Jérusalem (527 + 565). — Sous Justinien pendant le cinquième synode de Jérusalem, Jean, patriarche de Jérusalem, écrivait aux membres de l’assemblée : « Suppliez avec nous la sainte et glorieuse Marie, mère de Dieu, d’intercéder en faveur de la paix des saintes églises. «
Le second concile de Tolède (556), le troisième (58 9), proclament les gloires de Marie.
Latran (642-649). — En 642, le pape saint Martin convoqua le concile de Latran, où assistent cinq cents évêques et dans lequel on renouvelle la condamnation de Nestorius. — En 649, un nouveau concile se réunit dans la même basilique et proclame Marie immaculée, toujours Vierge et réellement mère de Dieu.
Tolède(6‘)6). — Sous le pape Eugène III (656), l’archevêque de Tolède préside dans cette ville un concile auquel assistent vingt évêques et cinq vicaires remplaçant les évêques absents. 11 y est décidé que la fête de l’Annonciation se
célébrerait le 18 décembre, conformément aux décrets des anciens conciles qui défendent de célébrer aucune fête dans la Quadragésime 1.
Constantinople (680). — En 680, deux cent quatre-vingt-neuf évêques assistent au troisième concile de Constantinople qui s’exprime ainsi : « Si quelqu’un ne confesse pas que Notre-Dame, Domina, et toujours vierge Marie est réellement et en vérité, ©sotokoç, c’est-à-dire mère de Dieu, comme ayant conçu et engendré Dieu, Verbe incarné, qu’il soit anathème 2 .
oArles (813). — En 813 le sixième concile d’Arles affirme que Marie est la sainte et glorieuse mère de Dieu.
La même année, le concile de Mayence décrète la célébration des fêtes de l’Assomption et de la Purification 3.
Rome (863). — En 863,1e troisième concile de Rome, sous le pape Nicolas 1er, déclare que tout ce que les gardiens du siège apostolique ont décrété au sujet des images du Christ, de Marie, vierge mère, et des saints, reste pur et sans tache 4.
Constantinople (869). — En 869-70, le quatrième concile de Constantinople sanctionne la légitimité des images du Christ, de la bienheureuse vierge Marie et des saints, qu’il faut vénérer et même adorer à l'égal des saints Evangiles, s’il s’agit de l’image sacrée de Notre-Seigneur Jésus-Christ5.
Clermont (1095). ~ Le concile de Clermont institue les heures et l’office de Notre-Dame.