P. Sausseret, I
cache quelque temps dans un monastère voisin, puis se rend en Italie. L’éclat de ses vertus ne permit pas qu’il y restât longtemps caché ; il fut porté sur le siège patriarcal de Venise, oit, plein de reconnaissance envers la sainte Vierge, il lui attribuait son bonheur et continua à l’environner de toute sa dévotion h
Résumé. — On nous permettra en terminant cette suite d’exemples que nous n’avons pas la prétention d’offrir comme complète, mais seulement comme preuve de ces manifestations miséricordieuses que la sainte Vierge n’a cessé de donner aux hommes, on nous permettra d'en résumer les principaux caractères. D’après ses apparitions on voit que la sainte Vierge se plaît surtout dans la compagnie des simples, tels que les ermites, les laboureurs, les bergers; elle console les malades et les paralytiques, entretient les malheureux et les affligés, quelquefois elle a effrayé les pécheurs pour les amener à la pénitence. Parmi toutes ces apparitions on en compte à peine une dans la cour des rois et pour reprocher l’oubli dans lequel on laissait son image, on l’a rarement vue dans les palais des princes, dans les académies des savants, ni dans les tribunaux déjugés, ni dans les camps, ou sous les tentes des soldats.
En second lieu ces visions ont toujours pour objet le bien des hommes, non-seulement les biens terrestres, mais surtout ceux du ciel ; c'est ainsi qu’elle a favorisé la fondation de tant d’ordres religieux qui se sont mis à l’abri de son nom. Recueillons ces souvenirs comme les caractères sacrés des visions de Marie, et au besoin comme authentiques des apparitions nouvelles; Bernadette à Lourdes ne connaissait pas ces histoires et par son ignorance et sa naïveté même confirme son récit si singulièrement semblable à plusieurs des temps anciens.