‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 353 sur 458 · Lecai>u · texte numérisé non relu

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On distinguait deux espèces de pèlerinages: pèlerinages mineurs et pèlerinages majeurs. Les majeurs comprenaient ceux de Jérusalem, de Rome, de Saint- Jacques- de-Compostelle, de Notre-Dame-de-Lorette. Les mineurs étaient, pour la France, restreints dans les limites de ses frontières1. Les pèlerinages à la mère de Dieu n’ont rien perdu de leur ferveur en Asie, où les Francs s’étonnaient quelquefois de rencontrer des femmes turques priant dévotement au tombeau de la Vierge, avec les files de Sion, les riches Arméniennes, les Grecques du pays d’outre-mer et les arabes catholiques. (Orsini.)

Les pèlerinages entrepris pour glorifer la sainte Vierge ont en même temps un but de mortif cation, à cause de la difficulté, des fatigues et des dangers que présentaient les anciens voyages. Les premiers pèlerins se dirigèrent vers la terre de rédemption, Bethléem, le Calvaire, Gethsémani, Nazareth. Les Sarrasins, eux-mêmes, allèrent prier à Bethléem, dans la grotte où est né Jésus, qu’ils considérèrent comme un grand prophète et dont la mère est, selon eux, comme selon les chrétiens, une Vierge immaculée.

D'autres pèlerinages fameux étaient suivis en terre sainte, c’étaient Notre-Dame d’Edesse en Mésopotamie, Notre-Dame de Seydnai où un sultan de Damas fonda une lampe perpétuelle en reconnaissance d’une grâce qu’il avait obtenue par l’intercession de Marie ; Notre- Dame de Belment à deux heures de marche de Tripoli ; enf n Notre-Dame de Tortose en Syrie, dont les miracles au moyen âge retentissaient dans toute la chrétienté 2.

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