Labarte
(Pl. XCVII.) — Nous conservons deux pierres intéressantes du temps de Nicéphore Botoniate ( — f- 1 08 1 ), l’une gravée dans Du Cange représente Marie dans un médaillon, voilée, nimbée, et les mains retournées contre la poitrine; une petite croix est tracée au-dessus du front. L’autre est en jaspe vert de forme oblongue (om,o5o X om^oy 5) publiée par Chifflet en 16501. — Ce petit bas-relief nous offre la sainte Vierge dans la même attitude, mais en pied au lieu d’être vue seulement à mi-corps ; elle est debout sur un escabeau et fait voir la paume de ses mains, signe de prière souvent affecté, comme on l’a vu, à représenter l’Assomption; de chaque côté se lit intégralement l’inscription MHThP 0EÔY.
Au cabinet des médailles, un camée byzantin, sous le numéro 265, nous montre une madone dans le type de saint Luc, à mi-corps, et tenant l’enfant Jésus du bras gauche, de chaque côté les sigles MP ©V et au-dessus de la tète du Sauveur ICXC. Cette pierre a om,o5o X om,o 62.
Le musée Vettori possédait une pierre un peu plus petite (om,o3o X om,o44), ovale et qui nous fournit une madone sous des traits identiques; nous l’avons cherchée au Vatican, où la collection Vettori a été versée, sans malheureusement pouvoir la retrouver.
La collection de Luynes, en passant au cabinet des médailles, lui a donné une petite intaille byzantine de om, 014 qui représente la Nativité ; on distingue la sainte mère couchée au milieu; audessous de la crèche est l’étable, et dans la partie inférieure saint Joseph, le lavabo et un berger, éléments ordinaires de ce genre de tableau. Le dessin en est très-fin, comme on peut en juger par la quantité de personnages compris sous un si petit cadre, mais je ne crois pas, sans pouvoir rien déterminer, que cet ouvrage soit d’une époque reculée.
1. Vêtus imago sanctæ Deiparæ in jaspide viridi operis anaglyphi inscripta Nicephoro Botoniatæ, p. 7.
CH. XIV. — CULTE