‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 386 sur 458 · Miechovich, II · texte numérisé non relu

Miechovich, II

CH. XIV. — CULTE

Saint Macaire parle d’une vierge qui récitait sept cents fois le Pater par jour.

Il fallait un instrument commode pour aider la mémoire, et l’on comprend facilement qu’on songeât alors à réunir toutes les petites pierres de l’abbé Paul par un fil. Mais on ignore à quelle époque s’introduisit l'usage des couronnes ou chapelets proprement dits. On n'en trouve pas de données certaines avant le ixe siècle1. Il ne s’agissait encore que du Pater et non de YoAve Maria , dont la formule définitive n’aurait été arrêtée qu'au xie siècle, ou même au xiie siècle, comme nous l’avons vu précédemment.

VIIe SIECLE.

Le cardinal Alan, archevêque de Malines au xvie siècle, dit que l’usage des couronnes existait déjà du temps de Bède au vne siècle. Les Anglais prétendent cependant que c’est lui qui l'a institué; quelques-uns disent que ce sont deux époux, le comte Leofrik et Godiva, qui avaient pendant leur vie employé toute leur fortune pour la fondation d’un monastère. En mourant, Godiva demanda que le cercle de pierres précieuses qu’elle avait enfilées pour compter ses prières fût suspendu au cou de la sainte Vierge. Or ce couvent fut fondé en 1040. On ne peut assurer positivement si les prières qu’elle répétait étaient des oAve Maria ; c’est probable cependant, car elle était dévote à la sainte Vierge et elle en donnait une nouvelle preuve dans la destination de son chapelet2.

XIe SIÈCLE.

On dit que Pierre l’Ermite, d'Amiens, qui vivait vers l’an 1090, et s'entendit avec le pape Urbain II pour entreprendre la première croisade, avait l’habitude de compter les OAve Maria au moyen de perles de bois que le peuple

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