‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 398 sur 458 · Orat.} XXX, ix, p · texte numérisé non relu

Orat.} XXX, ix, p

3. Nous ajouterons ici quelques vers de Sedulius qui vivait probablement au ve siècle.

Salve, sancta Parens, enixa puerpera regis,

Qui cœlum terramque tenet per secula, cujus Numen etæterno complectens omnia gyro Imperium sine fine manet, quæ ventre beato Gaudia matris habens cmn virginitatis honore,

Saint Romanus. — Il était réservé à un mélode qui porte un nom latin, Romanus , de donner au tropaire une forme véritablement grandiose et solennelle. Un récit merveilleux, inséré dans les ménologes, attesta, de bonne heure la vénération populaire pour lui. Clerc de l’église d’Emèse, diacre de Béryte en Syrie, il fut, pendant son sommeil, transporté au milieu des concerts angéliques; à son réveil il se sentit inspiré d’écrire une mélodie nouvelle.

Dans les vingt-quatre strophes de son poëme sur Noël, la première est la mise en scène des personnages et la description du lieu ; l’enfant Dieu, la vierge mère, les anges, les pasteurs, la grotte. Puis le poëte salue Bethléem, la maison du pain, le sol où fleurit le tronc de Jessé, la fontaine de David; après quoi le dialogue est ouvert par l’auguste Vierge, qui s’adresse au Verbe fait chair, au roi couché dans la crèche, et délaissé dans une grotte étrangère. Les mages se présentent comme à cet appel et racontent les merveilles de l’étoile et du voyage. La Vierge demande au divin enfant de permettre que les rois de l’Orient soient présentés à sa pauvreté. Le Verbe prend la parole pour donner un ordre; la porte s’ouvre, les mages expriment leur étonnement sur l’enfantement virginal. Joseph est présenté comme témoin et garant des miracles. Les mages reprennent la parole pour décrire la Perse païenne et l’Orient idolâtre. La Vierge à son tour parle de Jérusalem, homicide des prophètes et du cruel Hérode pour recommander de les éviter. Les mages racontent ce qui s’est passé entre eux, lTduméen et les Pharisiens. Alors les dons des rois sont offerts avec d’humbles prières, la Vierge intercède elle-

Nec primam siinilem visa es, nec habere sequentem

Sola sine exemplo placuisti femina mundo.

Salut, ô sainte mère, toi qui as enfanté le Roi qui tient à travers les siècles le ciel et la terre dans sa main, le Roi dont la divinité, dont l’empire qui embrasse tout dans son cercle éternel n’auront pas de fin; c’est toi dont les entrailles bienheureuses t’ont donné les joies d’une mère et l’honneur des vierges. Avant toi aucune femme semblable 11’est apparue; il n’y en aura plus après toi ; tu es la seule et unique femme qui aies plu au Christ.

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