Poema de septem vitus capitalibus
Virgo vêtus mortem, retulit nova [virgo salutcml
Hæc suadendo virum, hæc gene- [rando Deum] ; Prisca virgo viro letum fert, ac nova [Christum]
Vivere discipulis nuntiat ecce piis.
Esta dédit mortem, vitam comedit et
[esca;
Tune dabat Eva nocens, das modô, [Cliriste potens].
(F. Clément, 373.)
POESIES. — (IXe SIECLE.)
la fois au cœur et à l’intelligence, c’est l’auguste mère de Jésus qui fut le symbole résumant tout, le mot reproduit incessamment, l’âme de toute cette poésie, l’hymne de ces hymnes. En cela surtout Jean de Damas l’emporte même sur la lyre des prophètes et imite les chérubins. C’est par là qu’il domine les profanes nouveautés de la Grèce et confond toutes les erreurs. C’est à partir de lui que les ©eororn abondent et qu’à chaque pas, l’office grec procède par trois tropaires, dont le premier (&o£a) célèbre ou la Trinité ou le mystère du jour; le second (0£otc î/uov s’adresse à la Vierge mère et au dogme de l’incarnation; le troisième (SraupoGeoToxiov) montre la Vierge au pied de la croix. Ou triomphante ou gémissante, la Vierge préside à tout, comme au cénacle, et ce trône de grâce survivra en Orient à la ruine des basiliques et à la désolation des sanctuaires. Immense service, qui n’a pu être inspiré que par Elle, et qui méritait son intervention miraculeuse 1 .
Le cardinal Pitra rapporte un passage d’un canon qui se distingue des autres par sa forme dialoguée et dramatique, et qui porte ce nom imposant de saint Jean Damascène. Il serait permis de croire que le saint docteur a trouvé lui-même ces types déjà vulgarisés :
« Écoute, jeune fille, vierge chaste, disait Gabriel, ce que veut le Très-Haut d’une volonté antique et sincère : sois prête à recevoir Dieu; par toi, en effet, Celui qui est immense conversera avec les hommes. Aussi dans mon allégresse je m’écrie : Bénissez!
a Lorsque la vie se répand dans le temple et l’arche de Dieu, cette arche que ne doit toucher aucune main profane, que les lèvres des fidèles ne gardent pas le silence, tandis que les anges redisent cette parole, qu’ils s’écrient avec une suprême joie : Salut, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous ! *.