‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 427 sur 458 · O Maria gloriosa Jesse proies generosa · texte numérisé non relu

O Maria gloriosa Jesse proies generosa

Per quam fuit mors damnata Atque vita reparata !

Virgo semper pretiosa,

Super omnes speciosa,

Stella maris, cœli porta,

Ex qua mundo lux est orta !

Templum sacrum Salvatoris Refugium peccatoris,

Mundi salus, mors peccati, Summi facta parens nati.

Quæ Filium habes regem Qui divinam dédit legem Tu Mater, tu sponsa Dei !

Mei miserere rei.

De convalle lacrymarum Pressus mole peccatorum Ad te claino, Virgo pia,

Sis mihi dux atque via.

Quem tu benedicta regis Observât præcepta legis.

Deum amat, Deum crédit Numquam ab illo recedit.

Rege, quæso, me miserum, Sanctissima mulierum !

Ut divinæ memor legis.

POESIES. — (XII* SIECLE

« Celui qui prit en vous une chair mortelle exaucera votre prière ; comment pourriez-vous essuyer un refus de celui que votre sein allaita? Celui que dans son berceau vous couvrîtes de chastes baisers, quelle que soit votre demande, la satisfera sûrement. Que l’enfant-Dieu qui a voulu naître de vous, que le Fils qui nous a été donné, dans sa miséricorde me purifie de toute iniquité. Ainsi soit-il.

Saint Godric. Hymne. — Dans la vie de de saint Godric, écrite au xne siècle par son ami Réginald, nous lisons que le saint ermite eut une vision devant Fautel de Marie. Il vit deux jeunes femmes qui se tenaient de chaque côté de l’autel. Sa joie fut si grande, qu’il ne douta pas que la vision ne vînt de Dieu. Au bout de quelque temps elles s’avancèrent vers lui; celle de droite lui dit: « Godric, nous connais-tu? » Et sur sa réponse négative, elle ajouta qu’elle était la mère de miséricorde, la mère du Christ, la vierge Marie et que sa compagne était Marie- Madeleine. La bienheureuse Vierge lui promit à jamais son patronage. Godric tomba à genoux et s’écria: « O toi, ma Dame, ma pieuse avocate, je me confie à toi, daigne me diriger, me protéger, me soutenir! » Alors les deux dames placèrent leurs mains sur ses cheveux, les lissèrent et y versèrent une odeur céleste. Puis la mère de miséricorde lui chanta un cantique qu’elle lui répéta plusieurs fois comme on apprend à un enfant sa leçon; si bien que l’ermite se rappela jusqu’à la fin de sa vie et les mots et la musique. Les paroles sont en anglais

Qui assumpsit ex te carnem Exaudiet tuam precem,

Nihil tibi denegabit Quem mamilla tua pavit.

Et cui inter cunabula Cara dedisti oscula,

Quidquid, ilium petieris,

Impetrare poteris.

Deus puer ex te natus Et Filius nobis datus,

Mundet sua pietate Me ab omni iniquitate,

Amen.

(semi-saxon).' La bienheureuse Vierge lui dit que désormais, dans toutes ses peines et tentations, il n’aurait qu'à chanter cette hymne pour être consolé. Elle lui ht le signe de la croix sur le front; sainte Marie-Madeleine le répéta et la vision disparut.

Voici cette hymne :

1 Sainte Marie, douce Vierge, mère de Jésus le Nazaréen, console, secoure, aide ton Godric, rends-le riche des trésors de Dieu; sainte Marie, mère du Christ, chaste Vierge, humble fleur, délivre mon esprit, règne dans mon cœur, accorde-moi le bonheur de bénir Dieu à jamais près de toi L «

Saint Ælred. — Saint Ælred, abbé de Rievaux au xne siècle, commente nos devoirs envers la sainte Vierge; il dit pourquoi nous lui devons l'honneur, le service, l'amour et la louange et il entre dans les détails de ces différents devoirs. Il explique ensuite la nécessité de ce saint patronage de Marie entre le Sauveur et nous, auxquels le Sauveur apprend à bien vivre.

Adam Scot. — Adam Scot, un abbé Prémontré, qui écrivait vers 1180, s’exprime ainsi: « Marie est notre maîtresse, notre avocate, notre douceur et notre vie, notre espérance et notre médiatrice. Elle est la mère de Dieu, la reine des anges, la dominatrice des démons, le refuge I des misérables, la consolation des orphelins,

l’aide des faibles, la force des justes . Marie

est le temple du Seigneur. — O glorieux et admirable temple du fils unique de Dieu, ouvre-

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