‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 428 sur 458 · Seinte Marie, clane virgine · texte numérisé non relu

Seinte Marie, clane virgine

Moder Jesu Christ Nazarene,

Onfo, scild, help thin Godrich,

Onfang, bring heali widh the Godes rich.

Seinte Marie, Christes bour,

Meidenes clenhed, moderers flour,

Delivere mine sennen, régné in min mod,

I Bring me to blisse wit thi selle God.

(P. Bridgett. Our Lddy’s Dowry, p. 143.)

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CH. XVI. — CULTE

nous la porte de la miséricorde et de la clémence, permets-nous d’entrer et reçois nos prières. Nous élevons nos voix au Seigneur pour toi, afin qu’il les entende résonner dans ce saint temple et que nos cris parviennent à ses oreilles. »

Pierre de Blois*. — 0 Marie! qui peut dire tes louanges, qui peut parler de ta puissance? — Quoique les filles de Sion t’exaltent, que les reines te louent, que l’assemblée des saints proclame ta gloire, tous ces honneurs et toutes ces louanges, comparés à ta félicité, sont comme une torche auprès du soleil, ou bien une goutte d’eau devant l’immense Océan. Dans nos misères et nos angoisses, tu es aussi prompte que puissante à nous secourir. Tu es douce pour la bouche de ceux qui te prient, douce dans les cœurs de ceux qui t’aiment, douce dans la mémoire de ceux qui t'invoquent. Tout sexe, tout âge, toute condition, toute tribu, toute langue, te glorifient. Tu es la myrrhe choisie, la colonne de fumée aromatique, le bouquet de myrrhe de l’épouse, le pin qui étend sur nous ses rameaux de gloire et de salut. — En tout et au-dessus de tout tu es bénie et la plus bénie ; la plus belle, la plus gracieuse, la plus glorieuse mère, la mère de Celui qui donne la grâce et la gloire, l’honneur et la vie éternelle, de Celui auquel tout honneur et toute gloire sont dus à jamais. Amen1 !

Voici une hymne dont la date est incertaine2,

mais qui en tout cas n’est pas plus moderne que le xne siècle :

« O très-heureuse lumière du monde, ô resplendissante Marie, noblesse du ciel et de la terre, joie des saints, par toi le monde a été sauvé, par toi il est délivré.

Par toi la mort a été vaincue et la vie nous est donnée. Nous te demandons d’écouter maintenant nos voix suppliantes; viens, douce Dame,délivrenous de nos maux ; apporte-nous les dons célestes, par une ardente intercession demande les prix de la vie bienheureuse dans la patrie de ton fils. Puisse-t— il t’ecouter, ce fils, ce Jésus si clément ainsi que le Père et le Paraclet qui régnent sans fin.

Elle devint la porte ouverte au Christ, toute pleine de grâce. Le roi passa et séjourna derrière cette porte close pour tous les siècles.

Rayon de l’éternelle lumière il s’arrêta dans la demeure de la Vierge, époux, rédempteur, fondateur géant de son église.

Honneur de sa mère, joie, immense espérance des croyants, dans les noires coupes de la mort il fit fondre nos crimes. »

Cette autre hymne n’est peut-être pas moins ancienne que la précédente 3 :

a Salut, ô Marie, espoir du monde; salut, douce, salut, pieuse.

Serin. 38, Bibl. Max., t. XXIV, 17. — Bridgett, Lady's Dowryy\/\o.

Per te jam mors damnata est, Per te vita donata est.

Te adesse deposcimus Supplicibus nunc vocibus ; Jam veni, dulcis domina, Nostra toile incommoda.

Doua, confer cœlestia ; Vitæ beatæ præmia Instanti prece flagita In tui nati patriâ.

Concédât tuus filius,

Hoc Jésus benignissimus Cum Pâtre et Paraclito Qui régnât sine termino.

Fit porta Christi pervia Referta plena gratia Tra isitque rex et permanet Clausa est fuit sæcula.

Genus superni luminis Processit aula virginis Sponsus, Redemptor, conditor Suæ gigas ecclesiæ.

Honor matris et gaudium Immensa spes credentium,

Per atra mortis pocula Resolvit nostra crimina.

(F. Clément, Musique religieuse , p. 287-288.)

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