Lux mundi beatissima Maria splendidissima
Cœli terra nobilitas, Sanctorum et festivitas.
Per te mundus salvatus est, Per te sursum levatus est,
POÉSIES
Salut, Vierge incomparable, figurée par le buisson que le feu ne dévore point.
Salut, rose délicieuse; salut, tige de Jessé,
Dont le fruit guérit nos douleurs et nos crimes.
Salut, vous dont les entrailles enfantèrent un fils contre le pacte de la mort.
Salut, o sans pareille, vous qui avez relevé la joie du monde si longtemps dans les larmes.
Salut, lampe des vierges, de laquelle s’est répandue la lumière supérieure sur ceux qu’enveloppait l’ombre.
Salut, vierge de qui a voulu naître, par laquelle voulut être allaité le Roi des deux.
Salut, pierre précieuse, luminaire du ciel, salut, sanctuaire du Saint-Esprit.
Oh ! combien admirable, combien louable est cette virginité, dans laquelle par l’action de l’esprit Paraclet brilla la fécondité.
Oh ! combien sainte, combien sereine, combien bénigne, combien douce peut-on croire que fut la Vierge.
Par elle la servitude finit, la porte du ciel est ouverte, et la liberté rendue.
Ave, virgo singularis,
Quæ per rubum designaris Non passum incendia.
Ave, rosa speciosa,
Ave, Jesse virgula.
Cujus fructus Nostri luctus Relaxavit crimina.
Ave, cujus viscera,
Contra mortis foedera Ediderunt Filium.
Ave, carens simili,
Mundo diù flebili Reparasti gaudium.
Ave, virginum lucerna,
Per quam fulsit lux superira His quos umbra tenuit.
Ave, virgo de quâ nasci,
Et de cujus lacté pasci Rex Cœlorum voluit.
Ave, gemma, cœli luminarium
(XIIe SIECLE.) pi
O lis de chasteté! priez votre fils qui est le salut des humbles que, pour châtier nos vices, dans un douloureux jugement, il ne nous condamne pas au supplice,
Mais qu’écoutant votre prière, nous purifiant de la souillure du péché, il nous place dans la maison de la lumière. Que tout homme dise C 4m en! »
Nous traduisons ici une hymne qu’on attribue, mais sans certitude, à Gauthier de Coincy1.
a Salut, glorieuse reine des vierges, vigne généreuse, remède de la vie, résine de clémence.
Salut, abondante piscine de grâce, des souillures charnelles daigne nous purifier dans la vasque de la pureté.
Radieuse de clarté, étoile matinale, tu interprètes rapidement la loi, par toila loi divine brille sous les rayons de la doctrine.
Rose qui fleuris dans la beauté, dépourvue des épines du péché, pleine de chasteté, incline vers nous ton oreille et sauve-nous de la ruine.
Collocet iu lucis domo Amen dicat ornais homo.
(F. Clément, Musique religieuse, p, 276.)