TROISIÈME SERMON
Nielle. Paris, f° 74, § i.Vatican, 55. — Discours du moine Jacques d’après les saintes Écritures sur ce texte : « L’enfant était parvenue à l’âge de trois ans, » et sur le privilège accordé à la sainte Vierge d’être placée au saint des saints et sur ces mots : » Le grand prêtre la reçut et r embrassa en prévision de l’ avenir. »
1 L’ensemble de la fête de ce jour est splendide. Nous allons y trouver une prairie émaillée non pas de ces fleurs qui se flétrissent en un jour, mais de celles qui exhalent la douce odeur de la grâce. Seulement il n’y a que les cœurs purs qui puissent pénétrer dans cette prairie. La garde du prince ne doit pas être couverte de haillons sordides. Pour fêter notre Reine-Vierge, nous ne devons pas être revêtus de l’infamie du péché.
g 3. D’après saint Hilaire, la jeune fille est âgée de trois ans, et Joachim dit: « Convoquons les filles sans tache des Hébreux, et que chacun apporte son flambeau. »
Paris, 77, g 4, Vat. 57, v». (PL LXXII.) — Titre en or : Préparatifs de l’entrée de la mère de Dieu dans le temple.
Image. Première ligne : En haut, à gauche, la petite sainte Vierge debout entre Joachim et sainte Anne assis; puis un homme distribuant des cierges à des jeunes filles. Deuxième ligne : Jeunes filles, hommes.
« Que les vierges précèdent, qu’elles prennent des flambeaux et les portent allumés. Pourquoi ordonnes-tu cela, ô juste? Pour rendre un hommage convenable à celle qui est consacrée à Dieu, et pour confirmer son âme, afin qu’elle n’ait rien à regretter des choses mondaines, et s’attache entièrement à Dieu. »
§ 5. « Mais exiges -tu, Joachim, qu’elle perde le souvenir des affections de la nature? Il est plus avantageux, dit le père, qu’elle soit à Dieu qui m’en a fait don. C’était conforme à ce que David avait dit : « Des vierges marcheront derrière elle et seront conduites dans le temple du Roi. » (Ps. 44, 15-16.)
a C’est avec cette gaieté de cœur que Joachim conduit sa fille au temple. Elle-même marche en purifiant la terre qu’elle foule aux pieds et en inondant l’air du suave parfum de sa sainteté. Elle ne brille pas par l’éclat de sa parure, mais par le manteau de pureté dont elle est parée. On pouvait voir la mère tenant la robe de sa fille du bout des doigts et l’arrangeant convenablement. »
Paris, f° 80, § 7-10. Rome, 59 ou plutôt 62, v°. — Titre en or : Départ 1 de la Vierge pour se rendre au temple, heureuse nouvelle pour ceux qui sont en enfer.
Image : Saint Joachim et sainte Anne précédés de la sainte Vierge enfant et suivis d’un groupe de jeunes filles portant des cierges allumés. La première conduisant le chœur a la tête ornée et voilée.
Sous la première image (59, v°), quatre anges parlent à des hommes et à des femmes qui sortent de leurs tombeaux.
« Or la mère, se penchant à l’oreille de la sainte Vierge, ne cessait de lui répéter des pensées comme celles-ci : J’ai bien désiré le jour de ta naissance , ô ma fille que le ciel m’a accordée contre tout espoir. Mais je préfère beaucoup ce jour où je vais te consacrer au Seigneur. Ta naissance a mis fin à l’opprobre de ta famille, à ma stérilité; mais ce jour est le jour de la suprême gloire, d’une bénédiction inespérée, et, pour le genre humain, le jour de la liberté et de la confiance : je rends à Dieu le fruit de mes prières.
1 Chœurs célestes, chantez le Seigneur avec moi; proclamez ma fécondité; et toi, David