‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 55 sur 458 · LES DRUIDES · texte numérisé non relu

LES DRUIDES

les verbes au futur, les faits principaux de l’Évangile et qui paraît être du ni* siècle.

Lactance attribue le huitième livre à la Cumane ; ce petit poëme respire le plus pur christianisme. Rien ne trahit son âge, mais il remonte à la plus haute antiquité.

Les quatre derniers livres paraissent être d’une même main et avoir été élaborés, comme leurs prédécesseurs , dans l’officine d’Alexandrie ; aucun père de l’Église ne les a connus, on ne leur a pas fait l’honneur de les citer.

En résumé, il est probable qu’il y a eu des sibylles; peut-être en a-t-on vu dans les cavernes ou les catacombes à Cumes, en Ionie, à Érythrée. Chez les Romains on faisait dire ce qu’on voulait aux livres sibyllins, cachés comme un arcane au vulgaire. Quand on les connut, ils avaient bien subi des altérations. Alors de grands docteurs, des défenseurs du christianisme en petit nombre, il est vrai, daignèrent y prêter leur attention. Les livres sibyllins sont des ouvrages supposés. Les sibylles historiques peuvent bien être des créations imaginaires, ou du moins il serait impossible de prouver leur existence. L’Église est désintéressée dans cette discussion et n’aura rien à gagner ou à perdre de la manière dont elle sera résolue. Aussi nous invoquons ici leur souvenir plutôt comme document historique qu’à titre de prophétie.

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