‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 78 sur 458 · Colvenerius, Sum. aurea , t. III · texte numérisé non relu

Colvenerius, Sum. aurea , t. III

parole si suave et de si bon augure, Vierge mère, soyez-nous propice en nous accordant de jouir de votre faveur l. »

XVIe SIÈCLE.

Les pères du Concile de Trente ont déclaré formellement dans leur décret sur le péché originel, qu’ils n’ont pas prétendu atteindre l’immaculée Conception, mère de Dieu. La cour de Rome, avec sa rare prudence, ne voulut pas encore prescrire cette croyance comme article de foi; elle se contenta de l’insinuer, en autorisant des fêtes en son honneur et montrant, comme le dit le grand Bossuet, que cette créance lui est agréable 2.

XVIIe SIECLE.

PaulV(i6o5 + 162 1) avait défendu d’attaquer cette croyance en public. Grégoire XV (1621 + 1623), à la vive sollicitation de l’Espagne, étendit la défense aux discours et aux écrits privés. C’était imposer un silence absolu à l’opinion contraire, c’était la proscrire et l’étouffer. Le pape ne renonçait pas à donner une définition explicite qu’il n’avait pas encore jugé opportun de solliciter.

Tous les princes catholiques d’Allemagne et d’Espagne renouvelèrent leurs instances auprès du saint-siège, qui allégua le malheur des temps et le danger de discuter la question si profonde de l'immaculée Conception en présence de l’animosité des adversaires.

En 1661, Alexandre VII exprime la croyance de l’Église universelle et condamne de nouveau la doctrine contraire au privilège de l’immaculée Conception.

1. Triste fuit in Eva væ Sed ex Eva format ave Versa vice, sed non prave Intus ferens in conclave Verbum bonum et suave,

Nobis, mater, virgo, fave

Tua frui gratia.

(L’abbé Pascal, Ed. Mig., p. 411.)

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