Necdum erant Abyssi et ego jam concepta eram
elle-même, porte l’enfant Jésus; c’est toujours la même pensée de Simon Vostre, légèrement modifiée.
XVIIe SIÈCLE.
Dans un ouvrage excessivement curieux, imprimé à Cologne en 1659, par le père Angelgrave, sous le titre : Céleste Panthéon , on voit pour l'Immaculée-Conception , sur une table ornée d’un riche tapis, un coquillage entr’ouvert et laissant apercevoir une perle 1.
La statue de sainte Marie-Majeure, élevée par Paul V au commencement du xvne siècle, diffère d’une Vierge gravée en 1655 sur une médaille^ par ordre d’Alexandre VIL Le père Nieremberg en a conservé le dessin et expliqué la pensée dans un opuscule spécial imprimé à Valence 2.
XVIIIe SIÈCLE.
Coypel à la fin du xvne siècle ou commencement du xvme, a peint une Vierge Immaculée, souvent reproduite par la gravure, où l’on voit la sainte Vierge sur la terre, foulant aux pieds un immense serpent qui essaye en vain de la mordre. En haut, Dieu le Père, porté sur un nuage lumineux, étend la main droite et la pose sur la tête de Marie qui, les mains croisées et la tête penchée, semble recevoir l’influence de l’image divine 3.
Aujourd’hui que le dogme est imposé à lafoi de tous les fidèles, il est plus important que jamais de chercher une solution au programme iconographique qu’il soulève, et nous croyons intéressant de rapporter à ce sujet quelques idées modernes.
XIXe SIECLE.
Dans les représentations des mystères de la
1. L’abbé Crosnier, Société nivernaise , 2e série, t, II , p. 106-247.