‹ La Sainte Vierge (volume 2)Chapitre 95 sur 458 · Rosier de Marie ; II · texte numérisé non relu

Rosier de Marie ; II

sanctuaire se compose de deux constructions superposées : l’une, l’église supérieure, remonte au temps des Croisés; l’autre, la crypte, n’est autre chose, d’après la tradition, que le logement de sainte Anne. Ce logement consiste en une grotte souterraine divisée en deux parties par un mur de construction judaïque. Dans la plus grande de ces parties, se trouvent les restes de l’autel primitif, situé sur le lieu où la tradition place la naissance de la sainte Vierge; au-dessus de cet autel, sur la voûte, on aperçoit encore les restes d’anciennes peintures; cette salle est évidemment d’une extrême antiquité1.

En 1842, Tajar-Pacha fit des fouilles, en jeta les décombres dans la piscine probatique et mit à découvert quelques parties de l’ancien cloître. Une cour plantée d'arbres entourait le couvent; on a longtemps cru qu’un de ces arbres avait été planté par la sainte Vierge dans son enfance. Pendant le moyen âge, on permettait quelquefois aux pèlerins, à prix d’argent, de pénétrer dans la crypte où se vénéraient les tombeaux de ses parents et le lieu de sa nativité. — Deux fois par an à la fête de la Nativité delà sainte Vierge et à celle de sainte Anne, les Franciscains s’y rendaient avec les catholiques de Jérusalem pour y célébrer les saints offices.

Le père Bassi, en dissertant sur ce sujet et en soutenant l'opinion favorable à Jérusalem, s’appuye sur les souvenirs de cette église Sainte- Anne. Selon ce père, la tradition qui aurait pu être interrompue pendant cinquante ans après la prise de Saint-Jean-d'Acre par les musulmans (1291) ne l a pas été, et elle trouva dans ce temps malheureux des pèlerins pour lui servir de témoins. Le père Baffi invoque l’autorité des

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