‹ La Sainte ViergeChapitre 1055 sur 1187 · Worras, Monumenta Danïca · texte numérisé non relu

Worras, Monumenta Danïca

lî.

SANCTUAIRES ET IMAGES

GIESINGHOLM .

Dans la forteresse de Giesingholm on voyait, au temps de Worms, trois pierres tombales d’une forme grossière et oblongue. L’une d’elles n’offrait aucun trait, l’autre une figure d’évêque avec un bélier portant la croix ; la troisième, ornée de figures, avait aussi une inscription runique qui l’encadrait, laquelle était ainsi conçue :

RVSDVAD GODE OAVST Y T A D Y R I A EBI SVN LAGHARWIS BEDAR MARI NADI S Y LL NI- COLAVS KÆSVNOR.

Worms traduit cette invocation à la sainte Vierge pour l’âme du défunt, dans les termes suivants : Rubthuadus bonus supra tumulum Yfonis Filii E bonis... Rogate Mariam animœ ejus ut miser eatur , Nicolaus Kasonius 1 .

HOLBECK.

On a trouvé à Holbeck, situé à 55 kilomètres à l’ouest de Copenhague, une croix qui a été portée au musée de cette dernière ville et dont le style paraît carlovingien. On y remarque des gravures qui nous montrent au milieu le Sauveur tenant un livre et dans les bras de la croix 1 image de la sainte Vierge et de saint Jean 2.

LISBJERG ( près de odarhus).

(PI. CXL\ II.) — Le musée de Copenhague possède, dans sa onzième salle consacrée aux monuments romans primitifs, un autel d’une époque fort reculée et qui nous offre des images répétées de la sainteVierge. Il provient de Lisbjerg, dans

Page 1